Tapie vélodrome 2014
Bernard Tapie de passage au stade Vélodrome à Marseille | GERARD JULIEN / AFP

Tapie met de l'huile sur le brasier de l'OM

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Pour alimenter la crise ouverte entre le président de Marseille Vincent Labrune et son entraîneur Marcelo Bielsa, Bernard Tapie a pris position en faveur du patron du club olympien dans le quotidien sportif L'Equipe. L'ancien dirigeant de l'OM et propriétaire du quotidien La Provence, affirme que s'il avait été aux commandes, "Bielsa, il était lourdé dans la seconde".

Les propos virulents tenus jeudi par Bielsa contre sa direction continuent de mettre le feu aux poudres à Marseille. Chacun choisit son camp et participe à la cacophonie ambiante. Le dernier commentaire en date a un certain poids sur la Canebière puisqu'il s'agit de Bernard Tapie qui fût à la tête du club lors de ses plus belles heures et ses plus sombres. Interrogé par L'Equipe, Tapie ne mâche pas ses mots contre le technicien argentin qui n'est rien à côté de l'institution olympienne et son histoire. "Pour qui se prend-il ? Quand on est à l'OM, un club qui a un tout autre palmarès que le sien, on se comporte correctement, assure Tapie. Soyons sérieux. Quand on compare l'histoire de l'OM et celle de Bielsa, il n'y a pas photo. Des entraîneurs d'un tout autre standing ont occupé son banc et jamais aucun ne s'est permis de se comporter comme il le fait."

"J'espère qu'il va dégager"

Tapie va plus loin en demandant la tête de Bielsa qui a fait "une faute lourde". Il exhorte Labrune à prendre ses responsabilités. "Il est dans la même situation que François Hollande avec Arnaud Montebourg, indique le patron de La Provence qui va faire ses choux gras de cette nouvelle affaire. J'espère qu'il va dégager Bielsa au nom de la dignité du club, de ce que l'OM représente. S'il veut montrer que c'est un président, mais qu'il le vire ! (...) Ce qu'il se passe est d'autant plus con qu'il a un bel effectif. L'OM, sur le papier, c'est du niveau de Monaco." Tapie est clair, s'il avait été aux commandes, Bielsa était "lourdé dans la seconde". L'entraîneur argentin, qui n'a toujours pas de contrat homologué par la LFP (pas de diplôme reconnu pour le moment, ndlr), n'a pas fini de subir les répliques du tremblement de terre qu'il a provoqué.

Xavier Richard @littletwitman