Sylvain Kastendeuch, co-président de l'UNFP, veut "renoncer" à la saison

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Auteur·e : AFP
Sylvain Kastendeuch
Sylvain Kastendeuch, co-président de l'UNFP | FRANCK FIFE / AFP

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"L'urgence économique ne doit pas prendre le pas sur l'impératif de santé publique. Renonçons à une reprise du championnat dans ces conditions (...) qui serait précipitée et dangereuse", a appelé lundi Sylvain Kastendeuch, le co-président du syndicat des joueurs français (UNFP) dans une tribune.

"Rassemblons dès aujourd'hui les conditions d'une prochaine saison réussie et exemplaire de ce football que l'on aime tant. Acceptons l'idée d'une forme de destruction créatrice, engendrée par cette crise", a-t-il écrit dans le quotidien Le Monde. "Pour permettre à nos talents de continuer à briller, il me semble plus raisonnable, plus juste et plus vertueux de faire, aujourd'hui, le choix de la raison, pour que demain nous puissions à nouveau faire celui du coeur", a-t-il encore ajouté.

Ce dirigeant de l'UNFP redoute que les conditions de sécurité sanitaire et physique pour protéger les joueurs ne soient pas réunies alors que la Ligue de football (LFP) espère achever avant fin juillet la saison 2019-2020 de Ligue 1 et Ligue 2, suspendue à cause du Covid-19. Interrogé par l'AFP, l'autre co-président de l'UNFP Philippe Piat a nuancé la prise de parole de Kastendeuch.

"Les propos des uns et des autres laissent supposer qu'on milite pour l'arrêt de la compétition. Non. On milite pour l'arrêt si les conditions de reprise ne sont pas suffisantes pour respecter la santé des joueurs", a-t-il résumé. Ancien joueur emblématique de Metz, Kastendeuch "vient de l'Est (de la France), il y a eu beaucoup de morts autour de lui, il est un peu plus prudent", a ajouté Piat. Selon lui, l'UNFP ne se prononcera qu'une fois connu le "schéma de reprise" envisagé par la Ligue de football.

En jeu, la survie économique des clubs professionnels toujours privés d'une partie des recettes issus des droits TV, pour le moment suspendus par les diffuseurs beIN Sports et Canal+. Si le football devait renouer le fil de sa saison cet été en France, sans doute à huis clos, quatre championnats seraient seulement concernés: la L1 et la L2 gérés par la LFP, ainsi que la N1 (3e niveau masculin) et la première division féminine, que chapeaute la Fédération française de football.

Pour le reste, soit l'immense majorité des près de deux millions de licenciés, du niveau départemental au N2, la FFF a entériné jeudi dernier l'arrêt définitif de la saison dans l'ensemble de ses compétitions d'amateurs et de jeunes.

AFP