Modou Sougou, OM
Modou Sougou à Rouen en Coupe de France | CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Sougou, la force tranquille

Publié le , modifié le

Décisif au Vélodrome dimanche dernier, où ses deux passes décisives ont permis à l'OM de s'imposer, l'ailier olympien Pape Amodou Sougou s'est attiré les feux des projecteurs. Arrivé hors de forme au mercato d'hiver, le Sénégalais attend patiemment son heure. Et s'attend à une fin de championnat indécise.

Débarqué de Cluj en janvier dernier, Modou Sougou n'avait pas mis longtemps à se mettre en évidence. Tout juste ses valises posées sur la Canebière, l'ancien roumain délivrait les siens à Rouen en 16e de finale de la Coupe de France, sur un but validé à tort par l'arbitre de la rencontre. Depuis, l'ailier sénégalais enchaîne les bouts de matches en fin de rencontre. "Je suis resté deux mois sans  rien faire (en raison de la trêve en Roumanie, ndlr). Je n'ai repris que trois  jours avec mon club et après je suis venu ici. Quand j'ai rejoint l'équipe, elle était déjà prête mais pas moi, explique Sougou pour couper court face aux spéculations sur son cas. Voilà pourquoi je fais beaucoup de  physique, beaucoup de travail en salle. Je sens que ça commence à venir".

Sougou : "Avec le temps, je peux m'affirmer"

Arrivé dans un relatif anonymat à l'OM contre 3,5 millions d'euros, le compatriote de Souleymane Diawara laissait perplexe, même si ses entrées en jeu étaient souvent de bonne facture. "C'est un club où il y a beaucoup d'exigence. Il y a aussi beaucoup d'interrogations autour de moi, car  beaucoup de gens ne me connaissent pas", détaille-t-il, lucide. En sauvant les Phocéens du naufrage dimanche face à Troyes grâce à deux passes décisives délivrées dans les 20 dernières minutes, il a démontré qu'il faudrait compter sur lui. "José Anigo ou Franck Passi me connaissent, mais les autres non. Je me dis qu'avec le temps je peux m'affirmer, mais je ne dois pas brûler les étapes. La dernière journée j'ai été décisif, mais ça ne veut pas dire que je peux  réclamer une place de titulaire. J'ai bien profité du travail fait par Jordan Ayew avant qu'il sorte", conclut le numéro 27 olympien.

Une détermination et une confiance qui habitent également le joueur au moment d'évoquer la fin de championnat et la course pour le titre. "Ce championnat est indécis, il n'est pas donné à  l'avance. Même Paris n'est pas loin. Tout le monde voit Paris champion, mais la  fin de saison va être très serrée... Saint-Etienne, Lille et même Montpellier vont revenir", prophétise celui qui n'a pour l'instant disputé que 54 minutes sous la liquette provençale en Ligue 1.

A Lyon pour gagner

Dans cette optique, le natif de Fissel sait que le déplacement à Lyon le week-end prochain vaudra son pesant d'or. "On  veut inverser la tendance et rendre la monnaie de leur pièce aux Lyonnais. Même si Lyon est l'équipe la plus équilibrée du championnat, on peut aller gagner  là-bas sur le même score (4-1 à l'aller au Vélodrome pour l'OL, ndlr)", exhorte l'international sénégalais. A Gerland, l'ancien pensionnaire du championnat portugais pourrait connaître sa première titularisation. Et amener vitesse et percussion dans le jeu marseillais. Tout en confiance et en détermination.

Jerome Carrere