L'Olympique de Marseille face à Evian-Thonon
La joie des Marseillais Ayew, Rémy et Fanni | AFP - Anne-Christine Poujoulat

Soir de premières pour les Olympiques

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Jusque là invaincu, l'Olympique lyonnais a connu son premier revers de la saison, mercredi, lors de la 7e journée de Ligue 1. Les Gones se sont inclinés 1-0 à Caen et perdent ainsi la tête du championnat au profit de Montpellier, vainqueur 3-1 à Ajaccio. De son côté, l'Olympique de Marseille a empoché son premier succès face à Evian grâce à un doublé de Rémy et s'extirpe ainsi de la zone de relégation. Victoire également du PSG face à Nice (2-1).

Les faits marquants : 1ère défaite de Lyon, 1ère victoire de Marseille

Il aura fallu attendre la 7e journée de Ligue 1 pour débloquer les compteurs. Dernière équipe invaincue, l’OL aurait préféré se passer de ce premier revers, à Caen. Une semaine après avoir dominé l’OM (2-0), les hommes de Rémy Garde ont chuté en Normandie sur un penalty transformé par Nivet (45e), consécutif à une sortie de Lloris qui lui a en plus valu une exclusion. Les Lyonnais, malgré un poteau trouvé par Bastos, n’ont pas pu revenir, la sortie de Gomis pour laisser entrer Vercoutre dans les buts réduisant leurs capacités offensives. Les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas. Les Marseillais ont inversé les rôles par rapport à la semaine dernière en devenant les vainqueurs, par (2-0), du promu Evian-Thonon, dans un duel entre les anciens champions d’Europe sous le maillot marseillais en 1993, Bernard Casoni et Didier Deschamps. Pour la première fois de la saison sur la scène nationale, les Olympiens sont sortis vainqueurs du terrain, grâce à un doublé de Rémy (25e, 74e), sur un coup franc et un corner de Valbuena. Ce succès permet à l’OM de laisser sa place de lanterne rouge et de sortir de la zone de relégation.

Le match du jour : Sochaux – Rennes

Avec M’vila et Martin comme porte-étendard, Rennes et Sochaux sont deux des clubs les plus formateurs de France. Et deux équipes au style très offensif. Elles ne l’ont pas démenti à Bonnal lors d’un match complètement fou. Et dans cette soirée de penalties, c’est Montano qui s’est chargé d’ouvrir le bal dès la 21e minute, en toute puissance (1-0). Et même s’il a été contraint de le retirer en raison de l’entrée dans la surface d’un de ses coéquipiers, il n’a pas changé sa méthode. Mais Sochaux réagissait par Butin, qui égalisait trois minutes après (1-1, 24e). Le festival offensif se poursuivait avec une tête de Biyk (2-1, 35e), aussitôt suivi par un centre de Butin pour une tête puissante et rageuse des 12m de Maïga, de retour dans l’équipe après sa mise à l’écart consécutive à son désir de quitter le club (2-2, 41e). Après la pause, le rythme ne changeait pas mais les Rennais prenaient définitivement le dessus sur une reprise de Ferret, après une passe d’Hadji qui profitait d’un mauvais tacle de Perquis (3-2, 50e). La suite était très douloureuse pour les Sochaliens, qui encaissaient un nouveau penalty de Hadji (4-2, 69e), avant que Montano (5-2, 71e) puis Ekoko, d’un lob subtile, ne clôture le score (6-2, 90e+5) pour un résultat fleuve.

Le Montpellier express

Il n’aura fallu que 9 petites minutes à Montpellier pour marquer deux buts au stade François Coty, à Ajaccio, mercredi soir. Une vraie correction pour les Corses qui, à domicile, restaient pourtant sur une victoire face à Valenciennes. A la lutte avec Lyon et Toulouse pour la place de leader de la Ligue 1, les Héraultais ont rapidement pris le match à leur compte. Dès leur première incursion dans le camp adverse, ils ont concrétisé leur domination d’une tête de Cabella, parfaitement servi par Utaka (0-1 à la 3e). Six minutes plus tard, sur un corner, Estrada a littéralement mystifié le portier corse esseulé devant ses cages (0-2 à la 9e). Au quart d’heure de jeu, le même Estrada est passé à deux doigts du doublé, sa frappe trouvant la transversale. Comme si l’addition n’étais pas déjà assez sévère, Utaka a lui aussi apporté sa pierre à l’édifice (0-3 à la 35e). Le but de la tête de Mostefa en début de seconde période n’a pas suffi aux troupes d’Olivier Pantaloni pour se relancer. L’expulsion de El-Kaoutari n’y a rien changé non plus. Grâce à ce succès, et à la défaite de Lyon à Caen (0-1), les hommes de René Girard s’emparent de la tête du championnat.

Paris visait le 9

En demandant à Tony Parker, vice-champion d’Europe de basket depuis dimanche, de donner le coup d’envoi de la rencontre, les dirigeants du PSG espéraient certainement atteindre un 9e match consécutif sans défaite. Neuf étant le numéro de « TP » chez les Bleus comme aux San Antonio Spurs, les joueurs d’Antoine Kombouaré ont suivi le chemin. Mais ils ont eu du mal. Beaucoup de mal contre les Niçois. Si les occasions se sont enchaînées en début de rencontre, il a fallu attendre un penalty généreusement sifflé pour que Nene n’ouvre le score à la 36e minute (1-0), après avoir retiré le ballon des mains de Gameiro qui voulait bien trouver le chemin des filets. Mais pour une faute de Jallet, les Aiglons bénéficiaient d’un penalty à leur tour, transformé en force par Monzon (1-1, 60e). Mais dix minutes après, Abriel touchait le ballon du bras en taclant un dribble de Pastore, occasionnant un nouveau penalty, cette fois transformé par Gameiro (2-1, 70e). L’OGCN, avec les honneurs, s’inclinait donc au Parc des Princes, laissant au PSG un 9e match consécutif sans défaite.

Fin de série noire: Saint-Etienne

Les Stéphanois et leurs supporteurs ont certainement senti le souffle du boulet. Depuis la 12e minute et un but de Tabanou, ils étaient en effet menés (1-0) par Toulouse à Geoffroy-Guichard. Et ce n'est qu'à l'extrême limite du temps réglementaire qu'ils ont égalisé, par Paulao (89e), qui offre ainsi le match nul (1-1) à Saint-Etienne. Et ce but donne plus qu'un point aux Verts, puisqu'il met fin à une série de trois défaites consécutives.

Le chiffre du jour : 6

La 7e journée de Ligue 1 aura été marquée par une certaine indiscipline dans la majorité des stades. Du coup, les arbitres ont eu maintes occasions de dégainer le carton rouge. Au total, ce n’est pas moins de six expulsions qui ont été prononcées. Dans cette avalanche de sanctions, c’est la rencontre entre l’Olympique Lyonnais et Caen qui a payé le plus lourd tribut avec deux cartons rouges pour Nivet et Lloris. Montpellier, en déplacement en Corse, a perdu son défenseur El-Kaoutari en seconde période. Evian, Brest, Nice et Paris ont quant à eux été privés des talents respectifs de Rippert, Gentiletti, Monzon et Jallet. Côté jaune, les arbitres n’ont franchement pas chômé puisque 35 cartons ont été sortis.

Pluie de penalties

La 7e journée n'a pas seulement fait un carton au niveau des avertissements. Après les deux penalties sifflés la veille entre Bordeaux et Lille, les arbitres ont montré le point de penalty à sept reprises ce soir, pour sept buts. La palme revient à M. Gautier, "auteur" de trois penalties au Parc des Princes, suivi de près par M. Bastien, qui en a sifflé deux à Sochaux, M. Desiage, à Dijon, et M. Enjimi à Caen se limitant à un seul.

Double nouveauté pour Mandanne

Si pour Lyon et Marseille, cette 7e journée a été un soir de premières, cela a également été le cas pour Christophe Mandanne. A 26 ans, l’attaquant dijonnais célébrait sa première titularisation parmi l’élite. Il en a d’ailleurs profité pour inscrire son premier but. Gentiletti sanctionné pour avoir été le dernier défenseur sur une action, Mandanne a transformé avec succès le pénalty (32e). Une réalisation qui a permis aux Bourguignons de s’imposer à domicile face à Brest et de reprendre un peu d’oxygène après deux revers face à Lyon et Valenciennes. Grâce à ce succès, Dijon se hisse en 10e position et poursuit ainsi son apprentissage en Ligue 1. Pour Brest, toujours en quête de succès, la série noire perdure et la menace d'une relégation aussi.

La déclaration: "Il faut avoir l'esprit tueur" (Laurent Fournier)

Grâce à un but d'Oliech à la 62e minute, l'AJ Auxerre a décroché le nul à Lorient (1-1) mais ce partage des points laisse des regrets au technicien bourguignon, Laurent Fournier: "On a fait un match sérieux. On aurait pu le tuer en deuxième mi-temps. On s'est procuré sept ou huit occasions, c'est dommage de ne pas les mettre au fond. Le jeu était plaisant, ça va vers l'avant mais il faut avoir l'esprit tueur. Il nous manque ça si on veut passer un cap.

Isabelle Trancoën