sochaux brechet 2010
Jérémie Bréchet s'impose devant l'Auxerrois Ireneusz Jelen. | AFP - BOZON

Sochaux, à la recherche du temps perdu

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Flirtant avec la relégation depuis trois saisons, les Sochaliens ont de grandes ambitions pour le nouvel exercice et souhaitent effacer leurs années de galère pour redevenir le Sochaux d’antan, celui de Pierre-Alain Frau et Benoît Pedretti. Nancy se veut plus mesuré. Après la déconvenue de l’an passé, les Lorrains sont en phase de reconstruction et feront du maintien, leur objectif premier. Nice non plus ne visera pas plus haut que la seconde partie du tableau.

La marche à franchir ne serait-elle pas trop grande ? Sochaux, seizième l’an passé et qui lutte pour éviter la noyade dans les eaux de la L1 depuis quelques saisons, veut faire table rase du passé et « créer la surprise », comme l’indique le technicien doubiste Francis Gillot. Malgré le scepticisme général et des matches de préparations peu rassurants, les Sochaliens ne se démontent pas. Et espèrent quitter les bas-fonds du classement, comme pour mettre un point final à un chapitre peu glorieux, écrit ces dernières années. Comme pour signer, aussi, un nouveau départ dont le point d’orgue serait de retrouver une équipe compétitive rappelant les belles années du club incarnées par son capitaine Benoît Pedretti et l’attaquant Pierre-Alain Frau, aujourd’hui au Losc. « Tout le monde nous voit descendre cette année. Franchement, je pense qu’on va encore s’en sortir », déclare Gillot, trop confiant peut-être. Car rares sont les équipes qui ont su faire le grand saut d’une année sur l’autre. D’autant plus que les Lions sont davantage en phase de mue que de rugissement, le jeune groupe dégageant une certaine fébrilité. « On a l’effectif le plus jeune de France. On a perdu Stéphane Dalmat, on vient de perdre Teddy Richert pour la moitié de la saison (blessé à la rotule) », continue Gillot. L’inexpérience des jeunes joueurs risque aussi de jouer en défaveur de Sochaux. A vouloir viser trop haut, les Doubistes pourraient bien dégringoler.

Nancy, à l’heure des chantiers

A l’inverse des Sochaliens, Nancy a revu ses ambitions à la baisse et n’évoque plus que le maintien comme objectif premier. Orphelin d’Issar Dia, parti à Fenerbahçe, et de Youssouf Hadji, le temps de purger sa suspension jusqu’en novembre (altercation physique avec l’arbitre), le club lorrain est en réfection. Une nouvelle fois. « L’objectif prioritaire est de se maintenir. Mais nous allons vers un changement », indique Pablo Correa, l’entraîneur uruguayen de l’ASNL. Avec 46 buts marqués pour 53 encaissés la saison dernière, Nancy devra trouver un équilibre entre attaque et défense et, plus important encore, recréer du jeu. Car lors des deux derniers exercices, les coéquipiers de Gennaro Bracigliano se sont montrés peu émérites dans le domaine. Un autre objectif, moins essentiel que le maintien, mais tout de même fondamental pour les supporters, pointe alors le bout de son nez: reconquérir le public de Marcel Picot, trop habitués ces dernières années à déplorer un spectacle désolant. « Ce ne sera pas primordial mais bienvenu de réaliser de belles choses à domicile et de faire venir le public », a expliqué Julien Ferret, joueur lorrain. De quoi offrir un challenge plutôt ardu au nouveau venu, Marama Vahirua, déjà auteur de quatre buts en matches de préparation.

Nice, esprit commando

Les Aiglons auraient-ils une aile cassée ? Depuis quelques saisons, l'OGC Nice ne vole plus très haut au classement, se posant à une triste quinzième place l'an dernier. Les protégés d'Eric Roy tenteront donc pour l'exercice qui s'annonce de prendre de l'aplomb et, surtout, conserver le bon état d'esprit du printemps dernier. Avec un Renato Civelli qui, en défense, n'a rien perdu de sa "grinta", Julien Sablé, pièce maîtresse du jeu niçois au milieu, et une attaque propulsée par les accélérateurs que sont Anthony Mounier et Chaouki Ben Saada. Accrochant le nul (1-1) face à une formation toulousaine plus joueuse, le Gym montre encore des lacunes dans la possession du ballon. Malgré la présence de l'Argentin, le secteur défensif n'est pas pour rassurer et, avec le départ amorcé de Loïc Rémy, l'équipe azuréenne devra pallier le départ de son atout offensif par toujours plus d'envie.

Par Rayan Ouamara