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SM Caen : au milieu du grabuge, un maintien à aller chercher

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Le Stade Malherbe de Caen joue son maintien en Ligue 1, demain face au Paris SG (21h), lors de la dernière journée de championnat. Actuellement 17ème, les Caennais doivent obtenir un point de la venue du champion en titre pour assurer leur survie. Une tâche difficile, et d'autant plus compliquée avec la situation en coulisses. Un nouveau président vient d'arriver, et les rumeurs de changement d’entraîneur s'intensifient.

Pas vraiment le climat idéal pour préparer un match pour le maintien. Un match contre le Paris Saint-Germain. Le Stade Malherbe de Caen va vivre les prochaines heures sous haute tension, que ce soit sur le terrain et en dehors. 

Jeudi 17 mai, l'annonce est enfin officielle, une révolution en marche. L'historique président du club Jean-François Fortin (71 ans) est démis de ses fonctions et remplacé par Gilles Sergent (58 ans). Le fruit d'une fronde née depuis plusieurs mois parmi des actionnaires de Caen. Cet entrepreneur normand a été désigné à la tête du club par l'Assemblée générale de la société anonyme du club, celle qui gère la structure professionnelle. Jean-François Fortin, désormais ex-président du SM Caen, était en poste depuis 2002. 

Les salariés du Stade Malherbe font une haie d'honneur pour Jean-François Fortin (images de France 3 Normandie)

Les résultats en dents de scie du club depuis quelques saisons, malgré trois exercices en Ligue 1, et une politique sportive peu lisible, ont incité des membres du directoire à se dresser contre Jean-François Fortin. Le nouveau président Gilles Sergent, un des principaux meneurs de la fronde anti-Fortin, est actionnaire du club depuis 2000. 

Changement intégral 

Son départ ne devrait pas être le seul. Xavier Gravelaine, directeur général du club, est sur la sellette depuis quelques semaines. Ancien joueur de Caen, il vit sans doute ses dernières heures au sein de l'organigramme du club. Gilles Sergent arrive avec Jean-Marie Piranda dans ses bagages. L'ancien patron de Frial, entreprise de surgelés, devrait occuper le poste de directeur général délégué. 

Et comme jamais deux sans trois, un autre changement de poste devrait survenir au sein du staff de l'équipe caennaise. Patrice Garande risque de ne plus être l’entraîneur de Caen pour la saison prochaine. Décrié par une large partie des supporters pour son jeu sans allant offensif (pire attaque de Ligue 1 avec 27 buts en 37 matches), l'homme de 57 ans a perdu un ses alliés de toujours, en la personne de Jean-François Fortin. Des noms sont déjà évoqués pour succéder à Patrice Garande, qui est sur le banc de Caen depuis 2012. La nouvelle direction du club pense à Philippe Montanier (ex-Stade Rennais), qui semble tenir la corde. Christophe Pélissier (entraîneur d'Amiens), Régis Brouard (Red Star) ou Pascal Gastien (Clermont Foot) font également partie de la short-list. 

Refaire le coup de 2017 face au PSG

Patrice Garande pourrait donc diriger son dernier match à la tête du SM Caen demain face à Paris. Une rencontre qui peut faire basculer la prochaine saison des Normands. Il leur suffit d'un point pour obtenir leur maintien en Ligue 1, et éviter une 18ème place, synonyme de barrages. Mais face à l'ogre parisien, la mission sera ardue. Caen peine ces dernières semaines à produire du jeu, et surtout à récupérer des points au classement. La dernière victoire dans le championnat de France remonte au 4 mars (victoire 2-0 face à Strasbourg). Depuis, le bilan est famélique : sept défaites et deux nuls en neuf matches. Pas de bon augure avant d'affronter les Parisiens (qui les avaient battus en demi-finale de la Coupe de France). Mais l'espoir est permis. Surtout si l'on regarde dans le rétroviseur. L'année passée, le Stade Malherbe jouait déjà son maintien à la dernière journée... face au PSG. Les Caennais avaient gagné le droit de rester en Ligue 1 en obtenant le nul à la 91' (1-1) sur la pelouse du club de la capitale. 

Caen peut aussi compter sur une mauvaise performance de son concurrent direct à cette 17ème place. Toulouse joue face Guingamp et n'a pas d'autre choix que de s'imposer, en espérant une défaite de Caen, pour se maintenir. Rien n'est encore joué donc. Devant son public, les joueurs caennais auront leur destin entre leurs mains. Aussi pour rendre hommage à leur ancien président. 

Théo Dorangeon @@jusdorangeon