Daniel Sanchez
Daniel Sanchez | L'Equipe

Sanchez: "Le pire ou le meilleur"

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Surpris par Evian sur ses terres (0-3), Valenciennes doit réagir, samedi lors de la 33e journée de L1. Mais Daniel Sanchez, l'entraîneur nordiste, sait que ce ne sera pas une partie de plaisir chez le leader montpelliérain. Il s'attend à ce que ce match soit "le pire ou le meilleur" pour le 12e du championnat.

Avec un peu de recul, comment avez-vous vécu la soirée contre Evian, avec les supporteurs qui se sont retournés contre vous?
DANIEL SANCHEZ : "On l'a mal vécu. Quand on est chez soi, que l'on perd et que le public se retourne contre son équipe, on ne peut que mal le vivre. Mais après, il faut faire la part des choses, on est mené 3-0 à la mi-temps, les gens ont le droit de s'exprimer. On oublie (ce match) mais ce qui est gênant c'est que cela revient de manière récurrente. Cela revient trop souvent, sur des matches qui sont capitaux. On a l'impression qu'on choisit nos matches. Je ne pense pas que les joueurs le fassent consciemment".

Personnellement, quand le public réclame votre démission, ça vous atteint ou ça vous passe au-dessus?
D.S. : "Non, ça ne passe pas au-dessus. On le prend en pleine face, ça ne fait pas plaisir. Après on relativise, ça fait malheureusement partie du boulot. C'est considéré comme quelque chose de normal: quand ça ne va pas, on s'en prend à l'entraîneur. On ne peut pas bien le vivre mais il faut aussi passer au-dessus, sinon on n'avance pas. Les joueurs ont été touchés aussi. Ce sont des réactions de public, il faut aussi assumer ces réactions. Si on n'avait pas été menés 3-0, cela ne serait pas arrivé, il faut aussi réagir comme ça. C'est la première fois, moi je n'ai jamais entendu ça".

Jouer à Montpellier, leader et meilleure équipe à domicile (43 points), alors que vous êtes la plus mauvaise équipe à l'extérieur (7 points), ce n'est pas le pire match pour se relancer?
D.S. : "C'est le pire ou le meilleur. Là, si on n'est pas vigilants contre Montpellier, leader du Championnat, à l'extérieur, je ne sais pas ce qu'il faut faire... On est là, on a notre destin en mains".

AFP