Jean-Pierre Caillot Reims
Le président du Stade de Reims, Jean-Pierre Caillot | AFP - FRANCOIS NASCIMBENI

Sale ambiance autour de Bastia-Reims

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Le président rémois Jean-Pierre Caillot a regretté samedi "l'odeur de soufre" entourant le match de son équipe samedi à Bastia (20h00), suscitant une réaction virulente des dirigeants corses qui l'ont accusé de "pleurnicher à l'avance" et ont exprimé leur "dégoût profond".

Jean-Pierre Caillot a déploré dans le quotidien L'Equipe les propos "lamentables" du défenseur bastiais Julian Palmieri, qui avait comparé la rencontre de samedi soir à "une guerre". "Il y a une odeur de soufre créée autour de ce match depuis quelques  jours", a-t-il poursuivi. "Utiliser ce mot-là dans le contexte actuel, avec ce qui se passe en Syrie ou ailleurs, c'est lamentable", a-t-il insisté. "Ce ne sera pas le continent contre la Corse, a-t-il poursuivi. Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'il y a une volonté de politiser la rencontre. Je veux alerter sur l'enjeu réel de ce match, c'est-à-dire seulement un match de foot".

"Dans ces tribunes, il y a deux ans, j'ai connu des situations qui ne sont même pas descriptibles publiquement. Je n'irai donc pas avec mon épouse par exemple", a-t-il affirmé. Ces propos ont fait bondir les dirigeants corses qui lui ont répondu vertement dans un communiqué publié sur le site internet du club. "Toutes les  rencontres qui se sont déroulées à Furiani entre nos deux équipes ces dernières années, que ce soit en Ligue 2 puis en Ligue 1, se sont déroulées sans que le moindre incident ait été constaté", rappellent-ils.

"Dégoût profond"

"Tirer profit d'un simple mot d'un de nos joueurs, qui rappelle que le  match de ce soir va être logiquement engagé, pour pleurnicher à l'avance derrière le sempiternel +contexte+ relève au mieux de la manipulation, au pire de la plus parfaite malhonnêteté", poursuit le club corse. "Le Sporting tient à signifier son dégoût profond. Portée une fois de plus par son merveilleux public, c'est sur le terrain que notre équipe apportera ce  soir la meilleure des réponses, en franchissant une nouvelle étape vers ce  maintien de Bastia dans l'élite, dont l'idée semble si insupportable à M.Caillot et d'autres qui se reconnaîtront", conclut le club corse.

Bastia est déjà engagé dans un bras de fer polémique avec le président de la Ligue Frédéric Thiriez depuis son refus de prendre part au protocole d'avant-match en finale de coupe de la Ligue, officiellement par crainte d'incidents. Avant la rencontre capitale dans la course au maintien en Ligue 1, Bastia  est 14e avec 37 points et Reims 17e et à égalité avec le premier relégable avec  35 points.

AFP