Mamadou Sakho
Mamadou Sakho (PSG) | ALEXANDER KLEIN / AFP

Sakho : "Une bonne gifle, ça fait parfois du bien"

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En attendant que Thiago Silva soit opérationnel, Mamadou Sakho, 22 ans, doit marquer le coup en ce début de championnat s'il veut s'imposer en charnière centrale aux côtés du "meilleur défenseur du monde". Dans un entretien accordé au Parisien, il est revenu sur les raisons qui l'ont poussé à rester à Paris après avoir songé à faire ses valises cet été.

Poussé sur le banc par l'arrivée d'Alex et les bonnes performances de Milan Bisevac la saison dernière, Mamadou Sakho perdu gros : son brassard de capitaine, sa place à l'euro, et une partie de sa confiance. Cet été, il menace de quitter le club en cas d'arrivée d'un défenseur d'envergure internationale. Celui-ci est bien arrivé en la personne de Thiago Silva, recruté pour 45 millions d'euros, mais le pur produit de la formation parisienne est toujours là, avec la ferme intention de s'imposer. 

"Si on m'aime, je donne tout"

"Je me suis bien entretenu pendant mes vacances, encore plus que d'habitude. Et j'avais pris un gros coup sur la tête en ratant l'Euro. J'ai passé six mois difficiles mais je me dis que, finalement, c'est ce qui va m'aider à grandir. Au fur et à mesure, j'ai senti plus de confiance de la part de mon coach. Ca se voyait dans les regards, les entraînements et son discours. C'est quelque chose de très important pour moi. Si je sens qu'on m'aime, je donne tout. A partir du moment où ce problème était réglé, il était clair que j'allais rester."

"Louper l'Euro, une énorme claque"

Loin de s'apitoyer sur son sort, Mamadou Sakho reconnait ses erreurs. "J'ai sûrement mis un peu de temps à comprendre que le coach voulait me faire progresser. Cela m'a valu de grandir dans la douleur. Louper l'Euro, ça a été une énorme claque. J'en ressors plus fort. Une bonne gifle, ça fait parfois du bien pour se remettre sur le bon chemin."

"Avec Zlatan ou Lavezzi en face de toi, il faut s'accrocher!"

Mais comme pour la plupart de ses coéquipiers, la nouvelle dimension prise par le club de la capitale rend les places de titulaires chères. Une situation qui n'inquiète pas le défenseur parisien. "J'ai pour ambition de jouer le maximum de matchs avec Paris, pour prétendre aussi aux Bleus. C'est la logique de tout sportif de haut niveau. C'est dur car les entraînements sont d'un niveau super élevé. Quand il y a Zlatan ou Lavezzi en face de toi, il faut s'accrocher!"

"Le club ne perd pas son âme"

Formé au club, Mamadou Sakho a conscience de l'importance de ces symboles à l'heure où le PSG change de visage. "Depuis que j'ai 13 ans, je trouve génial de porter ce maillot. Je grandis en même temps que mon club. C'est fabuleux. Et le club ne perd pas son âme tant qu'il aura des joueurs comme Chantôme et moi. Personne ne pourra nous enlever que, lui et moi, sortons du berceau parisien. On représente tous les joueurs formés ici et qui sont partis."

"Deuxième, un énorme échec"

Quant au titre de champion de France que tout le monde attribue dors-et-déjà au club de la capitale, Sakho ne fuit pas ses responsabilités. "On sait tous que c'est l'objectif à assumer. Vu les grands noms dans l'effectif, on ne peut pas faire autrement. Je sais que des matchs durs vont nous attendre car tout le monde voudra nous battre. On va évidemment à Ajaccio pour l’emporter. Paris ira chercher le titre coûte que coûte. Deuxième, ce serait un énorme échec." Et la Ligue des champions dans tout ça ? "(sourires) Je n’ai jamais démarré une compétition pour la perdre. Bon, ça sera compliqué de la gagner. Mais faire un très beau parcours n’est pas impossible. On peut rêver d’en sortir grandis."

Victor Patenôtre