Rennes - Saint-Etienne
Vincent Pajot (Rennes) et Pierre-Emerick Aubameyang (Saint-Etienne) | AFP - FRANCK FIFE

Saint-Etienne-Rennes, avenirs contrastés

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Quatre jours après la finale de la Coupe de la Ligue, Saint-Etienne et Rennes reviennent aux affaires courantes et au championnat. Avec des ambitions différentes. Quand les Verts peuvent encore rêver de la Ligue des Champions, les Rennais, eux, devront se remettre d'une nouvelle déception en finale et essayer de pimenter une fin de saison qui s'annonce longue entre le départ annoncé de Frédéric Antonetti et un classement qui ne leur permet plus d'espérer, ni de s'inquiéter.

L'attente a donc pris fin du côté du Forez. Trente-deux ans après le 10e titre de champion de France, les Verts ont enfin gagné un trophée. Une Coupe de la Ligue qui est peut être le parfait boost pour une fin de saison où une autre Ligue, celle des Champions, se profile. Cinquièmes avec deux points et un match en retard sur Lille (4e) et cinq points sur l'OL (3e), les hommes de Christophe Galtier, ne sont plus invaincus en 2013 (élimination en quarts de finale de la Coupe de France face à Lorient), mais n'ont toujours pas perdu en championnat depuis le début de l'année. Dans ce contexte pointe Ajaccio.

Seulement trois jours après un week-end festif, les Corses arrivent peut-être un peu tôt. Pourtant Christophe Galtier a été clair : la victoire en Coupe de la Ligue n'est pas une finalité et précède un derby face au rival lyonnais qui vaudra cher en cas de victoire mercredi soir. Si les Verts avaient la bonne idée d'enchaîner une 9e victoire en 14 journées depuis le début 2013, ils reviendraient à deux points de l'OL avant de se rendre à Gerland dimanche. Poussés par 25000 spectateurs (guichets fermés au Chaudron) prêts à continuer la fête du week-end, les Verts espèrent signer une 8e victoire contre Ajaccio en Ligue 1 (pour deux nuls et 0 défaites).

Rennes en roue libre?

Si le sourire a épousé les figures des hommes verts, il a définitivement quitté celles des Bretons. Dimanche, les hommes de Frédéric Antonetti se sont réveillés avec la gueule de bois. Battus une nouvelle fois en finale, quarante-deux ans après leur dernier trophée, les Rennais devront attendre encore un an. Une année prochaine qu'ils débuteront sans leur entraîneur. Le Corse a confirmé son départ. "Maintenant c'est clair, net et précis. Pour le club aussi c'est mieux, qui  peut préparer en toute clarté (la saison prochaine). J'aime bien que les situations soient claires. Maintenant vous allez peut-être vous concentrer un  peu plus sur le prochain entraîneur, me foutre la paix !", a-t-il indiqué.

Mais avant la saison prochaine, il va falloir terminer dignement celle-ci, et ne pas la laisser filer alors qu'aucun enjeu ne se profile. Ni maintien, ni qualification européenne. Rien. Sans rien à jouer et avec un entraîneur partant, les conditions de la remobilisation sont pourtant loin d'être réunies, d'autant que le défenseur central rennais Jean-Armel Kana-Biyik, titulaire à 29 reprises cette saison, pourrait manquer la fin de saison. Dixième avec 42 points, les hommes de Frédéric Antonetti accueillent la lanterne rouge Troyes. Un nouveau résultat négatif pourrait prolonger la morosité qui guette du côté du stade de la Route de Lorient. Incapables de remporter le moindre match depuis le 10 février dernier, ils pourraient en cas de victoire pousser vers la Ligue 2 des Troyens. Un sort qui cette semaine n'attriste guère des Rennais.