Boubacar Sanogo
Boubacar Sanogo sous le maillot de l'AS Saint-Etienne | PHILIPPE MERLE / AFP

Saint-Etienne devra dédommager Sanogo

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L'ex-attaquant ivoirien de l'ASSE Boubacar Sanogo a vu son licenciement pour "faute grave" invalidé par le Conseil des prud'hommes de Saint-Etienne. Conséquence, les Verts sont condamnés à lui verser 909.000 euros de dommages et intérêts.

Les Verts ne sont pas prêts d'oublier Boubacar Sanogo. Si son faible rendement (30 matches, 1 but) ne lui assurait pas une place dans le coeur des supporters stéphanois, le jugement du tribunal de Saint-Etienne le fera à coup sûr rester dans leurs mémoires. Licencié pour faute grave en février 2012, quatre mois avant la fin de son contrat, l'attaquant ivoirien a vu le Conseil des prud'hommes rejeter ce motif de renvoi. Arrivé dans la Loire en 2009, celui que les habitués de Geoffroy Guichard appelaient ironiquement "Boubagoal" a connu une saison 2009/2010 compliquée avant de multiplier les blessures. En janvier 2012, il critique les dirigeants de l'ASSE dans une interview parue dans le "10 Sport". Excédés, ces derniers le renvoie pour faute grave. Irrecevable selon la juridiction prud'homale. Résultat, le club ligérien devra payer 606.000 euros de salaires restant dus à  la fin du contrat de l'ancien du Werder Brême, auxquels s'ajoutent 303.000 euros pour le  préjudice moral en raison de la rupture anticipée. 

Monsoreau dédommagé à son tour?

Boubacar Sanogo, 31 ans, évolue actuellement au FC Energie Cottbus , en 2e division allemande. Il réclamait 7,725 millions d'euros de  dommages et intérêts au club stéphanois, dont plus de sept millions pour  "harcèlement moral" et "préjudice de carrière". Les Verts, qui se disent "satisfaits que le motif de harcèlement moral  (ait) été écarté", n'ont pas précisé s'il ferait appel ou non du jugement. Le Conseil des Prud'hommes de Saint-Etienne a par ailleurs annoncé lundi la  prorogation d'une semaine du jugement, mis en délibéré, dans une affaire  semblable opposant l'ASSE à son ancien défenseur Sylvain Monsoreau, qui réclame  au club 2,3 millions d'euros de dommages et intérêts. Un autre joueur n'ayant pas laissé un souvenir impérissable du côté du Chaudron (64 matches en 4 ans). Revigoré sur le plan sportif, Sainté n'en a pas encore fini avec ses errements passés. 

Jerome Carrere