Sarr, André et Mexer auront fort à faire pour vaincre Nantes dimanche.
Sarr, André et Mexer auront fort à faire pour vaincre Nantes dimanche. | Jean-Francois MONIER / AFP

Rennes sous pression, Nantes au diapason

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Avec la réception de Nantes, dimanche pour la 13e journée de L1, Rennes accueille l'équipe la plus performante sur les trois dernières journées. Bien plus qu'un derby, un véritable test pour des Bretons qui doivent réagir après le voyage raté à Kiev.

Trois défaites sur les cinq derniers matchs pour l'un, quatre victoires pour l'autre. C'est peu dire que ce sont deux équipes aux trajectoires inversées qui vont s'affronter ce dimanche (17h) pour le derby de l'Ouest. Rennes (13e), en crise après un revers à Kiev en Ligue Europa (3-1) qui l'enterre quasiment pour la qualification, doit impérativement trouver un moyen de gagner face à l'ennemi nantais. Nantes (10e) surfe lui sur une dynamique ultra positive depuis l'arrivée de Vahid Halilhodžić et est invaincu depuis plus d'un mois. Se dirige-t-on vers une duel déséquilibré ?

"Je n'ai absolument pas privilégié Nantes", s'est défendu l'entraîneur Sabri Lamouchi immédiatement après le revers en Ukraine (3-1) qui ferme encore un peu plus la porte des 16e de finale de Ligue Europa aux Rouges et Noirs. C'est pourtant bien l'impression qu'a donné sa composition où ne figuraient ni Benjamin André, ni Clément Grenier, ni Jérémy Gélin, alors qu'Hatem Ben Arfa, propulsé capitaine, a une nouvelle fois été indigent collectivement et individuellement.

Un match et surtout une composition qui ont eu beaucoup de mal à passer chez les supporters rennais qui avaient bruyamment soutenu leur coach il y a peu. Leur sentiment ? Que le club ne jouait pas à fond cette compétition européenne, après laquelle il courrait depuis si longtemps. On pourrait d'ailleurs comprendre cette volonté de ménager ses forces pour un match qui pourrait être charnière dans la saison face à un adversaire à ne pas prendre à la légère.

Les trois joueurs absents à Kiev devraient faire leur retour dimanche au coup d'envoi (17h00), ainsi probablement que le Suédois Jakob Johansson dans un onze de départ qui ressemblera sans doute beaucoup à celle de Caen, où Rennes semblait enfin avoir trouver la bonne formule (2-1), surtout en seconde période.

Mais comment en être sûr ? Avec une composition remaniée de match en match, difficile d'y voir clair dans les choix de Sabri Lamouchi. Une défaite à domicile face au rival nantais affaiblirait encore un peu plus une situation devenue inconfortable pour l'ancien joueur de Parme au vu de l'effectif à sa disposition.

Nantes a les armes 

Rien de tel alors qu'un bon derby en tout cas pour remobiliser l'équipe ? "Je ne pense pas que ce sera la même équipe qui jouera contre nous", a d'ailleurs relevé en conférence de presse l'entraîneur nantais Vahid Halilhodzic.

"Il faut compter sur nous et pas sur une éventuelle faiblesse de l'adversaire due à la fatigue du voyage et du match de jeudi. Il faut compter seulement sur notre envie, notre détermination pour ce type de match", a averti le Franco-Bosnien. Rennes ne pourra se permettre aucun état d'âme face à un adversaire qui arrive lancé.

Avec quatre victoires de suite, dont trois en championnat, 14 buts marqués pour un seul encaissé, Nantes a le vent en poupe et espère bien repartir du Roazhon Park avec trois points de plus pour la première fois depuis fin septembre 2013, l'année de son retour dans l'élite (3-1).

"On est dans une série qui nous fait beaucoup de bien", a admis coach Vahid, qui guette le moindre signe d'euphorie ou de relâchement chez ses troupes : "j'ai discuté avec les joueurs au fil de la semaine pour leur rappeler qu'on n'a encore rien fait. Cette série ne doit pas s'arrêter". Le perdant pourrait voir revenir dans sa roue quelques mal classés comme Amiens, Dijon, Caen ou Angers, et passer une trêve internationale inconfortable.

Avec AFP.

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