Ferret Perrin Rennes Saint-Etienne
Ferret (Rennes) et Perrin (Saint-Etienne) | JEFF PACHOUD / AFP

Rennes-Saint-Etienne : La spirale et la finale

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Un mois avant de se retrouver en finale de la Coupe de la Ligue, Rennes et Saint-Etienne ouvrent le bal de la 28e journée de Ligue 1. Si seulement six points au classement séparent les Verts, 4e, des Bretons, 8e, les dynamiques des deux clubs sont diamètralement opposées. L'ASSE est euphorique tandis que les hommes d'Antonetti sont en plein doute. L'occasion de renverser la tendance ?

Répétition générale avant la finale de la Coupe de la Ligue. C'est comme ça que l'on aurait pu présenter cette rencontre entre Rennes et Saint-Etienne mais les deux formations n'ont eu de cesse de marteler que le contexte du championnat et celui d'une finale étaient complètement différents. Et pour les Verts comme pour les Bretons, hors de question de brader la Ligue 1. Il est vrai que les deux formations ont encore gros à y jouer et qu'il serait inconscient de se focaliser exclusivement sur la finale, par essence tellement aléatoire. 

Le rationnel avant tou

Saint-Etienne, l'équipe la plus performante depuis le début 2013, n'a en effet aucun intérêt à délaisser le championnat et veut battre le fer tant qu'il est encore chaud. Christophe Galtier, l'entraîneur stéphanois, se garde bien de s'enflammer. "L’an dernier, nous étions déjà quatrième à ce stade de la saison avec seulement un point de moins que cette année. Bien sûr, cette saison, on est en course dans les Coupes. Mais rien n’est encore joué ! Par rapport à l’an passé, nous avons sûrement un effectif plus étoffé mais la réalité comptable est ce qu’elle est", rappelle-t-il. L'entraîneur des Verts doit également composer avec un vestiaire encore sous le choc de la grave blessure de Jérémy Clément face à Nice (fracture de la cheville et indisponibilité de 4 à 6 mois). Galtier refuse pourtant de jouer sur la corde sensible : "Ça ne sera pas un levier de dire au groupe qu’il faut gagner pour Jérémy. Il y aura sans doute un hommage de rendu de manière symbolique. Il y a trois semaines, Rennes avait fait ça pour Romain Alessandrini. Mais ça s’arrêtera là ! On ne doit pas être dans l’affectif ou l’émotionnel mais dans le rationnel".

"Il y a des manques"

Le Stade Rennais, justement, a donc lui aussi perdu un joueur clé (Alessandrini) pour une longue durée et sait ce que son adversaire endure. En revanche, a contrario des Verts, les Bretons ne connaissent plus le goût de la victoire depuis trois matchs (défaite à Lille et Montpellier, match nul à domicile contre Sochaux). Le groupe traverse une phase délicate mais entend bien renverser la vapeur avec la réception de la nouvelle terreur verte. "Aujourd’hui, Saint-Étienne est dans une forme exceptionnelle. Nous sommes moins bien. Ça peut encore changer jusqu’au mois d’avril", relativise Julien Ferret pour qui le vainqueur de ce match ne prendra pas l'ascendant psychologique avant la finale. Le milieu des Rouge et Noir livre sa version sur la mauvaise passe traversée par son équipe : "On est en panne d’efficacité. On enchaîne mal dans le secteur offensif. Il y a des manques. Tout ce qui se passe entre les deux surfaces est plutôt cohérent.  Mais que ce soit défensivement et offensivement, on ne fait pas ce qu’il faut pour garder notre but inviolé et pour marquer". La spirale est infernale mais elle n'est sans doute pas éternelle...

Julien Lamotte