OM rennes 032014
Thauvin malmené par Konradsen | AFP

Rennes punit Marseille

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Trop attentiste, l'Olympique de Marseille a été surpris par un contre du Stade Rennais à 15 minutes de la fin, sans jamais pouvoir recoller au score (0-1). Cette défaite enterre pratiquement les espoirs des Phocéens de pouvoir disputer la troisième place. De son côté, Rennes s'offre un bon petit bol d'air pour compter provisoirement six points d'avance sur Valenciennes, le premier relégable qui joue contre Ajaccio.

Le Vélodrome imaginait voir son équipe retrouver quelques couleurs lors de ce match de la 30e journée, mais les hommes de José Anigo ont eu bien du mal à porter le danger sur les cages de Costil. Il y a bien eu un beau mouvement collectif conclu par une frappe de Cheyrou détournée par le portier des Rouge et Noir (25e), puis une belle passe en profondeur pour Gignac, finalement devancé par Costil, mais dans l'ensemble, les actions phocéennes étaient bien maigres. D'ailleurs, les Bretons ont mis eux aussi un certain temps avant d'aller titiller Mandanda, le gardien international devant s'y reprendre à deux reprises après d'abord une frappe d'Alessandrini, puis sur une autre de Doucouré qui passait au-dessus (34e).

Doucouré douche l'OM

Après déjà un match nul à l'aller (1-1), on avait bien du mal à voir les 22 acteurs se départager, même si Mandanda était mis en difficulté sur un tir de Doucouré. Avec des sifflets de plus en plus nombreux, les 36 000 spectateurs commençaient à manifester leur mécontentement face à ce bien pauvre spectacle. Même les remplacements, avec notamment les entrées en jeu de Pitroipa côté rennais et Payet pour l'OM, ne changeaient pas la physionomie de la rencontre. Et alors que le Virage Sud du Vélodrome chambrait ses propres joueurs, les Bretons profitaient d'un contre pour ouvrir le score par l'intermédiaire de Doucouré (76e, 0-1). Dans la foulée, Marseille pensait recoller au score sur une tête de Valbuena, mais le N.28 ne cadrait pas. Même si les Marseillais se montraient un peu plus entreprenants dans les dernières minutes à l'image d'une frappe de Gignac détournée du bout du pied par Costil (90e), la défaite était bien présente. Les Phocéens ne pouvaient s'en prendre qu'à eux-mêmes, alors que les Bretons, eux, soufflaient un peu.

Romain Bonte