Troyes - Rennes
Rennes est revenu au score à deux reprises face à Troyes | AFP - FRANCOIS NASCIMBENI

Rennes, le miraculé

Publié le , modifié le

Mené 2-0 à la pause, Rennes a arraché la victoire à la dernière minute sur le terrain de Troyes (2-3), lors de la 15e journée de L1. Les Bretons remontent à la 7e place tandis que Troyes s'enfonce dans la zone rouge (19e). Les Rennais peuvent remercier leurs voisins lorientais qui ont fait plier une transparente équipe de Toulouse (1-0).

Rennes a donc bel et bien remis la machine à gagner en route. Oublié le revers concédé à domicile face à Evian le week-end dernier (0-1). En une semaine, les Bretons ont renoué avec la victoire et, pour cela, ils peuvent donc remercier leur double victime du moment, Troyes. Eliminé en Coupe de la Ligue par le Stade rennais jeudi, l'ESTAC pensait pourtant tenir sa revanche dimanche sur ses terres. Mais en dix minutes, la spirale de la défaite a repris ses droits et emporté dans sa tourmente les hommes de Jean-Marc Furlan (2-3). Tout avait pourtant bien débuté avec une confortable avance à la pause (2-0) grâce à Nivet (24e) et Darbion (40e), mais aussi en s'appuyant sur une défense de fer qui cadenassait les velléités adverses, notamment celles de Pitroipa. A l'inverse, Rennes, malgré les tentatives du toujours remuant Alessandrini, manquait d'efficacité et de détermination pour faire la différence.

Mais la pause était salutaire pour les visiteurs bretons qui redémarraient pied au plancher la seconde période. A peine de retour sur la pelouse, Alessandrini ne manquait cette fois pas le cadre face à Thuram-Ulien, son coup franc étant il est vrai dévié par le mur champenois (2-1, 48e). Déjà buteur en Coupe de la Ligue, l'ancien Clermontois confirmait ainsi son statut de bête noire de l'ESTAC. Et il n'allait pas en rester là. Si d'un point de vue comptable, son total de but s'arrêtait là, son implication dans le jeu relançait les hommes de Frédéric Antonetti. L'entrée en jeu de Feret redonnait de l'allant au jeu rennais et le nouvel entrant ne tardait pas à rentabiliser son temps de jeu en égalisant (2-2, 81e).

A force de reculer, Troyes avait fini par se faire surprendre. Un peu tard pour relancer la machine, même si l'occasion de Marcos flirtait avec le poteau de Costil (85e). La fin de match était cauchemardesque pour Nivet et les siens. Entré en jeu à la 79e minute, le jeune Corentin Jean (17 ans) écopait de deux cartons jaunes en 12 minutes (90e), laissant son équipe à 10 contre 11 alors qu'elle venait d'encaisser un troisième but en contre-attaque de Pitroipa (2-3, 89e). Troyes s'enfonce dans la zone rouge (19e) tandis que, grâce à son troisième succès de rang en déplacement, Rennes profite du faux pas de Toulouse pour prendre la 7e place.

La Bretagne en fête

Lorient a également trouvé des raisons de sourire, dimanche. Les Merlus ont ramené les Toulousains sur terre et renoué avec la victoire (1-0). Vainqueurs de Lyon (3-0) le week-end dernier, les hommes d'Alain Casanova n'ont jamais réussi à retrouver leurs automatismes au Moustoir. Incapables de cadrer une seule frappe du match, ils se sont souvent retrouvés acculés à leur but par le pressing adverse. Plus volontaires, les Lorientais ont fini par faire craquer la défense adverse juste avant la pause.

Auteur d'un arrêt somptueux face à Corgnet (34e), le portier toulousain Ahamada s'est totalement raté sur l'action suivante de l'attaquant breton en manquant son dégagement du poing (1-0, 44e). Un but dont Toulouse ne se remettra pas. Ce sont même les Lorientais qui se créaient une ultime occasion sur un centre d'Aliadière, auteur d'un excellent match, pour Quercia qui n'appuyait pas assez sa reprise (83e).

Grâce à ce succès, Lorient reprend sa marche avant après la défaite à Bastia (1-2), mais reste 11e de la Ligue 1, à une longueur de Toulouse.