joie Rennes Ligue1 08 2011
La joie des Rennais | AFP - JEFF PACHOUD

Rennes à la place du Roi !

Publié le , modifié le

Le Stade Rennais a pris la tête de la Ligue 1 en s'imposant sans coup férir (5-1) sur la pelouse de Dijon lors de l'avant dernier match de la première journée. Montano (34e), Feret (36e), Boukari (50e), Mangane (75e) et Tettey (85e) ont inscrit les buts bretons tandis que Jovial (45e) a réduit l'écart pour les Bourguignons entreprenants mais trop faibles défensivement. Saint-Etienne s'est imposé 2-1 à Bordeaux en soirée.

Toutes les places du stade Gaston-Gérard étaient occupées au moment où Monsieur Fautrel sifflait le coup d'envoi de cette avant-dernière rencontre de la première journée. Près de 15 000 personnes avaient répondu présent pour soutenir leurs protégés et vivre à fond l'aventure dans l'élite, la première de l'histoire pour le club bourguignon. Comme pour récompenser ses supporters, Dijon dominait copieusement le début de match. Après un tir de Guerbert sur le haut de la barre transversale de Costil, Brice Jovial catapultait de la tête un centre du même Guerbert dans les filets adverses mais l'arbitre suivait à tort son assistant qui avait levé son drapeau pour hors-jeu (8e). Rennes réagissait à la fin du premier quart d'heure la tête de Montano –sur un centre de Théophile-Catherine- était déviée in extremis par un Padovani vigilant. Dans la foulée, Dijon se voyait refuser un nouveau but (non valable celui-là) pour un hors-jeu de Grégory Thil, l'ancien attaquant de Boulogne ayant repris victorieusement une frappe de Bauthréac repoussée par Costil (18e). 

Rennes offensif

A la demi-heure de jeu, les Bretons manquaient d'ouvrir le score sur un penalty accordé par l'arbitre pour une charge irrégulière de Paulle sur Montano: mais Féret mettait son tir au dessus de la transversale. Ce n'était que partie remise pour les hommes de Frédéric Antonetti qui ouvraient la marque juste après sur un beau mouvement conclu par Montano. Après un contre rondement mené par Pitroïpa, Boukari débordait côté gauche et centrait pour l'attaquant colombien scorait à bout portant (0-1, 32e). Et Rennes doublait la mise aussitôt par Féret, bien lancé dans l'axe par le remuant Montano, en grande forme (0-2, 36e). La qualité technique des visiteurs venait de tuer le match avant la pause. La moutarde montait au nez des Dijonnais qui répliquaient d'abord sur un tir puissant de Jovial repoussé des deux poings par Costil avant de reprendre espoir en concrétisant enfin: sur un corner anodin, Thil récupérait le cuir au-delà du second poteau et parvenait à adresser un centre puissant du gauche que Jovial déviait de la tête à bout portant dans la cage rennaise (1-2, 45e). Les deux formations regagnaient les vestiaires sur ce court avantage pour le Stade Rennais.

La seconde période reprenait sur les chapeaux de roue. Deux minutes après la reprise, Boukari subtilisait un ballon dans les pieds de Sankharé avant de filer jusqu'à la surface de réparation adverse et de tromper Padovani d'un tir croisé du gauche (1-3, 47e). Six minutes plus tard, Dijon bénéficiait d'un penalty pour une faute de Pitroïpa sur Bauthéac. Mais le poteau droit de Costil renvoyait le tir de Thil. Les Bourguignons venaient de laisser passer leur chance. Les Bretons géraient alors à leur main la fin de rencontre d'autant qu'ils inscrivaient un nouveau but à un quart d'heure de la fin: sur un croner de Féret côté gauche, Mangane se jouait parfaitement du marquage de Meïté pour scorer de la tête (1-4, 75e). La messe était dite et Rennes prenait à ce moment-là seul la tête de la Ligue 1, personne n'ayant marqué autant hier soir. Dijon souffrait au milieu de terrain mais n'abdiquait pas et Costil sortait un tir de loin signé Caceres. C'est surtout derrière que les joueurs de Patrice Carteron semblaient légers, Thil et Jovial restant eux dangereux jusqu'au bout. Le Stade Rennais en profitait pour corser l'addition grâce à Tettey dans les dernières minutes (85e), Méïté étant de nouveau dépassé sur ce coup-là (1-5, 85e).

Réactions

Patrice Carteron (entraîneur de Dijon): "Je ne peux avoir aucun motif de satisfaction après une défaite face à un prétendant au titre et je ne souhaite pas revenir sur les buts refusés ou le penalty manqué par Thil. Mais je veux quand même féliciter mes joueurs. Nous avons dû faire face à des impondérables de dernière minute (non qualification de Cédric Varrault et suspension de Chaher Zarour que le DFCO a apprise samedi soir, NDLR). Or, cela faisait plusieurs semaines que nous nous préparions avec une certaine organisation défensive. Ce match est un faux-départ, mais il ne faut pas désespérer et préparer le match de samedi à Toulouse".

Frédéric Antonetti (entraîneur de Rennes): "C'est bien sûr une très bonne chose de remporter son premier match 5-1 à l'extérieur. On savait qu'il existait des différences entre les deux équipes, puisque Dijon est promu. Mon équipe a su contenir l'euphorie des Dijonnais et elle a su mettre la balle au sol. Je crois que la qualité des attaquants du Stade Rennais a fait la différence. Nous avons montré de bonnes choses, mais être leader après ce match ne signifie rien. Nous allons essayer de confirmer lors de la seconde journée face à l'armada du Paris SG".