Rennes freine le PSG

Rennes freine le PSG

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Le PSG a été accroché sur la pelouse du Stade Rennais lors de la 5e journée de Ligue 1 (1-1). Peu inspirés, les hommes de Laurent Blanc n'ont toujours pas remporté de victoire à l'extérieur dans ce championnat et ont manqué l'occasion de dépasser, au moins provisoirement, Bordeaux en tête du classement.

Le Paris Saint-Germain ne voyage pas très bien en ce début de saison. Certes, il évite le crash à chaque fois (2-2 à Reims et 0-0 à Evian) mais les atterrissages sont parfois difficiles. Le capitaine Blanc va devoir redresser le cap dans les prochaines semaines... Rennes, de son côté, a confirmé sa bonne entame de championnat. Les Bretons ont enchaîné un quatrième match sans défaite (avec deux succès à la clé) et démontré une solidarité que le Stade de la Route de Lorient n'avait pas toujours vue la saison passée. 

Tel un chat le PSG a d'abord ronronné avant de sortir ses griffes au cours d'une première période assez terne. Il fallait attendre la demi-heure de jeu pour assister à la première "zlatanerie" du match, une reprise acrobatique d'Ibrahimovic captée en deux temps par Costil. Servi par une ouverture diabolique de Verratti depuis le milieu de terrain, le Suédois voyait ensuite sa frappe se fracasser sur la barre rennaise (42e). La défense bretonne, trop fébrile, finissait par céder sur l'action suivante quand Toivonen se déchirait totalement sur un centre anodin et permettait à l'éternel Camara d'ouvrir le score (0-1, 43e). Opportuniste, le défenseur parisien, qui profitait des forfaits de David Luiz et de Serge Aurier, justifiait parfaitement sa première titularisation de la saison. 

L'Ajax déjà dans les têtes parisiennes ?

Papus Camara allait être moins heureux en seconde période. Coupable d'un mauvais alignement, il permettait à Doucouré de dévier une frappe de Ntep pour l'égalisation bretonne (1-1, 56e). Regaillardis par ce but, les hommes de Montanier entraient dans une phase euphorique durant laquelle ils se permettaient de sérieusement bouger le PSG. Salvatore Sirigu évitait même le pire aux siens en détournant du bout des phalanges une frappe décroisée du très remuant Ntep (69e). Si, peu à peu, les Parisiens parvenaient à reprendre le contrôle du match, ils manquaient singulièrement de tranchant pour espérer décrocher leur première victoire de la saison à l'extérieur. De quoi s'inquiéter avant de se rendre à Amsterdam mercredi prochain pour son entrée en Ligue des Champions ? 

Déclarations : 

Laurent Blanc (entraîneur du Paris SG):  "On a fait une bonne première mi-temps, une deuxième mi-temps un petit peu plus  compliqué, mais je pense qu'on a très très mal négocié certaines actions,  notamment de contre. Je pense que si on défend un petit peu mieux, on gagne le  match 1-0. L'année dernière nous est arrivé ce genre de situation, comme on  mettait plus d'un but on avait de la sécurité. Là, quand on marque un but, il  faut savoir gagner ses matches 1-0, même s'il n'y a qu'une équipe qui joue. On  a voulu marquer absolument un deuxième but mais on s'est exposé aux contres. Il  faut savoir accepter que les équipes jouent différemment, jouent aussi  peut-être avec leurs moyens. C'est vrai qu'on est un petit peu habitué à ça,  mais bon, Rennes est chez elle quand même. Que ça se passe au Parc des Princes,  je veux bien, mais apparemment tout le monde semble se satisfaire de ce nul."
   
Philippe Montanier (entraîneur de Rennes): "Le fait qu'on revienne au score  est une satisfaction. La satisfaction également, c'est la deuxième mi-temps, on  a été quand même plus entreprenants, plus incisifs offensivement face à une  équipe de Paris qui est toujours difficile à jouer. On sait qu'à la moindre  faille, et on l'a vu, il savent l'exploiter, donc il fallait offrir aucune  faille à cette équipe. Et après aussi, (on voulait) optimiser un peu plus le  ballon quand on l'avait, ce qu'on a eu du mal à faire en première mi-temps, et  qu'on a mieux fait en deuxième. Je pense qu'on est restés très unis, le but  nous fait un peu mal juste avant la mi-temps, mais les joueurs ont gardé le  même état d'esprit, une grosse cohésion, une solidarité, et c'était important.  En deuxième mi-temps on a eu plus de justesse technique et fait tourner la  balle pour porter le danger devant.

Julien Lamotte