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Rolland Courbis va diriger son premier match à la tête du Stade Rennais, vendredi soir contre le Gazélec Ajaccio. | LOIC VENANCE / AFP

Rennes-Ajaccio : Courbis déjà de retour

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Rolland Courbis fait ses débuts sur le banc du Stade Rennais face au Gazélec Ajaccio. Une semaine après son arrivée en tant que "conseiller sportif du président", il a remplacé Philippe Montanier à la tête de l'équipe. Si l'ancien entraîneur de Montpellier vise haut, il devra faire attention à ne pas trébucher sur des Corses invaincus en Ligue 1 depuis octobre.

Rolland Courbis retrouve les bancs de Ligue 1 comme il les a découverts en octobre 1986. A l’époque, le championnat de France s’appelle encore la Division 1 et Rolland Courbis vient d’arrêter sa carrière de joueur au Sporting Toulon. Fin octobre, il est appelé à la rescousse pour remplacer Paul Orsatti à la tête du club varois, empêtré dans la zone rouge. Il parviendra à maintenir le club en terminant 15e. La situation au classement est tout autre pour Rennes avant d’affronter le Gazélec Ajaccio ce soir.  Les Bretons sont sixièmes, loin de la zone de relégation. Mais l’élimination en Coupe de France face à Bourg-en-Bresse (Ligue 2) a provoqué le renvoi de Philippe Montanier mercredi matin. Rolland Courbis, arrivé la semaine d’avant comme « conseiller sportif » auprès du président l’a remplacé. Un coup prévu depuis le début ? L’ancien entraîneur de Montpellier, jusqu’à décembre dernier, s’en défend dans L’Equipe : "C’est une surprise pour moi aussi, mais si je dis ça et que les gens ne veulent pas me croire…"

Objectif deuxième place

A peine arrivé, Rolland Courbis vise haut. Il l’a annoncé en conférence de presse avec son phrasé habituel : "Je n’ai pas l’impression verbalement de faire un exploit en disant : et pourquoi pas la deuxième place ? " Mais si "Coach Courbis" nourrit de grandes ambitions pour Rennes, qui n'est qu'à trois points du podium, il tient à garder les pieds sur terre : "Si je pensais aujourd'hui détenir la clé pour que l'équipe que j'entraîne gagne, ce serait extraordinaire." Le premier pas se fait face contre Ajaccio, 13e de Ligue 1. Courbis a annoncé la titularisation du Colombien Juan Quintero, condamné à des bouts de matches sous Montanier. "Ça me paraît une évidence", a-t-il expliqué, "qu’il ne puisse pas jouer tout le match aussi." Giovanni Sio sera également dans le onze de départ. Il sera "utilisé d’une façon différente" a précisé Courbis, ajoutant avec ironie : "Cela ne veut pas dire qu’il sera mieux utilisé". Il devra par contre attendre pour diriger Yoann Gourcuff, touché lors d’un choc avec son coéquipier M’Bengué contre Troyes samedi dernier. Là aussi, Courbis a prévu d’utiliser le meneur de jeu à "un poste différent".

Tout roule pour le Gaz’

Le Gazélec est une des bonnes surprises de la saison. Tout observateur honnête les imaginait redescendre directement en Ligue 2, surtout après avoir vu leurs premiers matchs de Ligue 1. Une série de dix matchs sans victoire, donc sept défaites (cinq buts inscrits). La victoire face à Nice le 24 octobre (3-1), premier succès en Ligue 1 de l’histoire du club, a été un déclic. Depuis, Ajaccio n’a perdu qu’une seule rencontre en quatorze matches, son 16e de finale de Coupe de la Ligue face à Guingamp (0-1 après prolongation). Les Corses ont d’ailleurs retrouvé Guingamp mardi, en 16e de finale de la Coupe de France. Une victoire 3-0 grâce à un triplé de Khalid Boutaïb. Le Gazélec sert d’entrée à Rolland Courbis, mais il a toutes les armes pour lui causer une sévère indigestion.