Zlatan Ibrahimovic PSG
L'attaquant du PSG, Zlatan Ibrahimovic | AFP - JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Real-PSG : Paris cherche son éclat

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Tenus en échec par des Merengues amoindris lors du match aller (0-0), les Parisiens vont devoir montrer autre chose pour justifier leurs ambitions continentales. Le Real Madrid est, de son côté, toujours amputé de quelques uns de ses joueurs clés.

Que Paris triomphe aisément de Malmö (2-0) et du Shakhtar Donetsk (3-0) n'a dans le fond, pas beaucoup d'importance. Une équipe comme le Paris Saint-Germain, qui se démène continuellement depuis 4 ans pour rejoindre le gotha européen, n'a besoin que d'une seule chose : marquer les esprits. Il en avait l'occasion le 21 octobre dernier : il ne l'a pas saisie. Face à des Merengues diminués, les hommes de Blanc n'ont pas su imposer le rythme nécessaire pour triompher d'une équipe sans doute plus faible qu'à l'accoutumée, sans être inférieure. Gagner à Bernabeu, ce mardi soir, serait un signe encore plus fort. Il est temps d'envoyer le message qui colle à ses ambitions. 

Di Maria est - vraiment - attendu

C'est à se demander si Rafael Benitez, le coach du Real Madrid, a vu les matches du PSG cette saison :"Paris fait partie des meilleures équipes d'Europe, cela ne fait aucun doute", a déclaré ce lundi l'entraîneur espagnol, en conférence de presse. "L'arrivée de joueurs du niveau d'Angel Di Maria l'a fait grandir encore plus". S'il n'y a pas encore lieu de tirer la sonnette d'alarme ou de crier à l'anarque, l'Argentin, auteur de 3 buts et 3 passes décisives cette saison est aujourd'hui plus proche de son niveau de Manchester United que du Real. Cependant, celui qui fut meilleur passeur européen avec Madrid reste sur deux prestations satisfaisantes contre Saint-Etienne il y a dix jours (4-1) et face à Rennes vendredi (0-1), où il inscrit l'unique but de la rencontre. 

Mais Laurent Blanc a d'autres certitudes. Celles-ci s'appellent Thiago Motta, Marco Verratti, Serge Aurier et Thiago Silva. Le premier, s'il n'a été titulaire qu'une seule fois sur les trois derniers matches, a montré qu'il était toujours aussi influent dans le jeu pratiqué par le PSG, et qu'aucun autre joueur dans l'effectif parisien ne sublimait ses coéquipiers aussi bien que lui. Le deuxième n'a probablement jamais été aussi fort. Il l'a encore prouvé, vendredi contre Rennes (0-1), alors qu'il n'était que remplaçant (à l'origine de l'action amenant le but de Di Maria). Serge Aurier, lui, a éteint la concurrence en l'espace de deux mois, faiblement incarnée par Gregory Van der Wiel et Marquinhos. Quant à Thiago Silva, il est redevenu "o monstro". L'ancien capitaine de sélection brésilienne, snobé par Dunga, est revenu au plus haut niveau après une saison 2014/2015 poussive. Une victoire à Madrid passe forcément par une grande prestation du boss de la défense parisienne. 

Blanc testé, le Real toujours amoindri 

Ce n'est pas un scoop; les dirigeants du PSG ne jurent que par la coupe aux grandes oreilles. Pourtant historique, le quadruplé glané la saison passée par Laurent Blanc ne lui garantit en aucun cas l'immunité. A 8 mois du terme de son contrat, l'ancien entraîneur de Bordeaux doit frapper fort en Ligue des Champions et vite, s'il veut prolonger l'aventure parisienne. S'il gagne plus en L1 que le PSG d'Ancelotti (69,3% de victoires contre 63,2), il totalise moins de succès en C1 que son prédécesseur.(56,5% contre 66,7)  Si les boss qataris jugent le parcours de Blanc insatisfaisant en C1; ils pourraient se tourner vers Pep Guardiola ou Arsène Wenger, plutôt que Mourinho. Une victoire à Madrid apporterait à l'ancien Marseillais plus de crédit auprès de sa hiérarchie, ou en tout cas, un joli sursis.  

Pour mener à bien son projet, Laurent Blanc pourra se satisfaire des absences prolongées de Benzema, Bale et James Rodriguez. Si le troisième fait partie du groupe, il prendra place - au mieux - sur le banc madrilène mardi soir. De son côté, l'ancien sélectionneur des Bleus est privé de Pastore et Marquinhos. 

Jean Charbon