Fabrizio Ravanelli, ancien coach de l'AC Ajaccio
Fabrizio Ravanelli, nouveau coach de l'AC Ajaccio | PASCAL POCHARD CASABIANCA - AFP

Ravanelli démis de ses fonctions

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Fabrizio Ravanelli n'est plus l'entraîneur de l'AC Ajaccio. L'Italien a été officiellement démis de ses fontions par le président du club Alain Orsoni, après la septième défaite de l'AC Ajaccio face à Valenciennes (1-3) ce samedi soir. C'est Ravanelli lui-même qui a annoncé la nouvelle en conférence de presse. "Il y aura un intérim, puis un entraîneur", a précisé pour sa part Orsoni. Le bilan du tacticien italien est désastreux avec une seule victoire en 12 rencontres, et quatre défaites de rang.

"C'était une très belle expérience et je tiens à remercier le staff qui a travaillé avec moi, les joueurs et les dirigeants", a déclaré le coach de 44 ans. "Il y a aussi des moments  difficiles dans la vie des hommes et il faut en tenir compte. Je n'ai pas de regret car si c'était à refaire, j'aurais fait les mêmes choix. Seuls les résultats ont manqué. Je vais me reposer en famille quelques jours avant de continuer mon aventure en tant qu'entraîneur", a-t-il indiqué.

Malgré le soutien de ses joueurs, Ravanelli a été écarté de son poste après seulement 12 rencontres. Pour sa première réelle expérience en tant qu'entraîneur d'un club professionnel, l'ancien joueur de l'OM avait remplacé Albert Emon en juin dernier. Après avoir décroché son diplôme d'entraîneur en 2008, il avait fait ses premières armes de coach avec les jeunes de la Juventus Turin. Avec l'ACA, l'Italien avait mis l'accent sur une rude préparation physique, trop rude peut-être. C'est pourtant avec un préparateur de renom, Giampiero Ventrone que Ravanelli avait voulu imposer ses méthodes. Mais moins de deux mois après le début de la saison, le nombre de blessés a sérieusement augmenté, au point de perturber le schéma de jeu de l'ACA. Ravanelli qui n'a peut-être pas bénéficié non plus d'un recrutement suffisamment judicieux, a eu le mérite d'y croire jusqu'au bout.

Ce n'est d'ailleurs pas une surprise d'entendre le président de l'ACA presque gêné de devoir se séparer de son entraîneur. "Depuis ma présidence, je n'ai jamais vu un staff travailler autant, sans compter les heures. Ils ont pris leur tâche à coeur", a expliqué M. Orsoni. "Néanmoins, ma responsabilité de président m'a contraint de prendre une décision pour l'intérêt du club. Le résultat de ce soir n'a pas influé sur mon choix", a affirmé le président de l'ACA, précisant qu'il avait pris sa décision après la défaite contre Nantes, lors de la 10e journée. "Je ne dis pas que cette solution sera forcément la bonne, l'avenir nous le dira mais il fallait faire quelque chose", a-t-il ajouté. Lundi matin, une conférence de presse devrait donner plus de détails sur la succession de Ravanelli. L'ACA est aujourd'hui 19e, avec seulement sept points au compteur.

Romain Bonte