PSG, Van der Wiel, Cavani, 05/2014
Van der Wiel étreint Cavani | SEBASTIEN BOZON / AFP

PSG, un titre pour panser les plaies

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Intouchable sur la scène hexagonale cette saison, le Paris Saint-Germain a l’occasion de soulever son quatrième trophée de champion de France en recevant ce soir Rennes lors de la 36e journée de Ligue 1. Un nouveau titre à fêter pour oublier une campagne européenne mal achevée, les atermoiements autour de la prolongation de Laurent Blanc et les sanctions à venir dans le cadre du fair-play financier.

Battre Rennes pour conclure la saison en beauté, tel est le mot d’ordre de Laurent Blanc sur le site officiel du PSG. "Ce serait bien de terminer car il nous reste peu de matches à domicile, et parce que l’on jouera devant notre public. Il nous a soutenu toute la saison. Nous avons joué dans un stade toujours plein." Contraint de s’imposer à Sochaux il y a dix jours pour s’assurer un deuxième titre de champion de France consécutif, les Rouge et Bleu ont failli. Un contretemps ayant ravivé quelques tensions au sein du club de la capitale, à propos notamment de l’avenir du technicien français. "J'aurais pu signer vite et être tranquille. Mais c'est un principe. On m'a  demandé des choses et tant qu'elles ne sont pas faites, je ne prolonge pas", a éludé le Cévenol. Un quart de finale de Ligue des champions, une coupe nationale et le championnat, tels étaient les objectifs fixés par ses dirigeants à l’ancien international tricolore. 

Zlatan de retour

En cas de contre-performance de Monaco contre Guingamp, le PSG sera sacré avant de rentrer sur la pelouse du Parc des Princes. Si les Monégasques l’emportent, il faudra que les Parisiens en fassent de même pour ajouter un quatrième titre de champion de France au palmarès de leur club. "Nous nous sommes préparés pour gagner contre Rennes. Quoi qu’il se passe (entre Monaco et Guingamp, qui s’affrontent à 19h au Stade Louis II), il faudra gagner pour les gens qui se déplaceront", prévient Blanc. Pour ce faire, le Paris Saint-Germain pourra compter sur le retour de Zlatan Ibrahimovic. 

Blessé lors du quart de finale de C1 aller début avril, le Suédois a vu son équipe patauger en son absence. "Il est en forme, sur le plan physique et mental. Il a apporté toute son envie et sa motivation au groupe cette semaine, détaille l’ancien entraîneur de Bordeaux. Il a fini son programme de réathlétisation de fort belle manière, a bien travaillé. Il jouera mercredi." Avec 25 buts et 11 passes décisives au compteur cette saison en Ligue 1, Ibra est la clé de voûte du onze du président Khelaïfi. Sans lui, ses partenaires ont perdu le nord à Stamford Bridge et réalisé des prestations poussives tant en finale de Coupe de la Ligue qu’en championnat.

Effacer Chelsea, oublier le fair-play financier

Son phare scandinave de retour, le navire parisien tient à s’amarrer définitivement à l’Hexagoal pour effacer cette période délicate. "L’élimination subie face à Chelsea a marqué les joueurs et le staff, car on était convaincu de pouvoir aller en demi-finale, explique Laurent Blanc. Un athlète de haut niveau doit être mis sous pression. Si ce n’est pas le cas, il a tendance à se relâcher." Face à des Rennais au fond du sac et chahutés par leur public suite à la défaite sans combattre en finale de Coupe de France, tout semble réuni pour que Paris achève son exercice 2013-2014 sur une bonne note. 

"Le Paris Saint-Germain réalise une très belle saison. Il faut encore faire un effort pour gagner ce championnat. Remporter un championnat est une belle récompense, insiste le "Président". Cela prouve que l’équipe a été à un très haut niveau pendant les dix mois de compétition. Pour les joueurs et le staff, c’est très important." D’autant plus que l’avenir s’annonce moins radieux que prévu. En cause, le fair-play financier qui obligera le PSG à réduire la voilure sur le marché des transferts sous peine de sanctions de la part de l’UEFA. Faute de connaître son futur, le club de la capitale ne doit pas insulter son présent.

Jerome Carrere