Cavani félicite Neymar
Edinson Cavani et Neymar, les deux stars du PSG | AFP - CHRISTOPHE SIMON

OL - PSG : Place au jeu

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Revenir à la vérité du terrain: le PSG, parasité par la polémique du pénalty de Neymar malgré sa forme éclatante dans le jeu, a l'occasion de plier la Ligue 1 dès le mois de janvier à Lyon, dimanche (21h00), pour recentrer les débats sur ses performances sportives.

Les 'fake news' d'Aulas


Sur le plan comptable, tout va bien à Paris. Et en cas de succès contre le club lyonnais, 2e avant le début de la 22e journée, l'intouchable leader de L1 pourra compter 12 points d'avance sur son premier poursuivant. Soit aussi bien que ses concurrents européens Manchester City, et le Bayern Munich, qui dominent largement leurs championnats respectifs avec une avance presque similaire.
Une victoire parisienne lors du premier gros test sportif de l'année 2018 serait aussi une réponse à l'influent président de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas. Ce dernier, comme à son habitude, n'a pas manqué l'occasion d'envoyer quelques piques avant la réception de son rival -- sur le terrain de la domination économique encore une fois -- au point d'irriter l'état-major parisien.
Sur son compte Twitter, le PSG a dénoncé les "fake news" de l'omniprésent président lyonnais, qui a mis en cause "l'inflation dangereuse que le PSG crée en France dans la bulle du football" dans les colonnes du Parisien. 

Le "penaltygate", saison 2

Il faut dire que la semaine parisienne a déjà été agitée par les sifflets d'une partie du public parisien contre Neymar, qui a préféré s'offrir un quadruplé lors de la victoire historique contre Dijon (8-0) plutôt que de laisser la possibilité à Edinson Cavani de devenir, sur un penalty que s'était procuré l'Uruguayen, le meilleur buteur de l'histoire du club.

Le Brésilien a préféré gonfler ses "stats" personnelles, s'exposant à des sifflets d'une partie du Parc des Princes. De quoi réveiller le souvenir amer du "penaltygate" du 17 septembre dernier, contre Lyon, déjà. Devant son public, Neymar s'était chamaillé avec Cavani pour essayer de tirer un penalty à sa place, avant de laisser l'Uruguayen tenter sa chance... sans succès.
Interrogé en conférence de presse sur les stigmates que pouvaient laisser ces deux épisodes, l'entraîneur parisien Unai Emery a préféré éluder le sujet en mettant en avant l'intérêt collectif: "Nous parlons des choses collectives quand nous préparons les matches. Toutes les +stats+ individuelles sont bonnes quand elles sont là pour aider l'équipe".
"J'ai maintenu mon idée, ma personnalité et les choses comme ça, j'en parle à l'intérieur, avec le groupe. Mais tous les joueurs ont un rôle. Sur les pénalties, pour moi c'est clair, et je préfère ne pas le dire", a-t-il ajouté.


Duel Neymar/Fekir, Cavani enfin record?
 

Le Brésilien, resté aux soins vendredi selon plusieurs médias en raison de sa douleur au niveau des côtes qui l'avait déjà fait manquer le déplacement à Nantes dimanche dernier, sera attendu au tournant face à une équipe plus huppée que Dijon.

Dans le sillage d'un Nabil Fekir au sommet de son art avec 15 buts inscrits en L1 -- le même total que Neymar --, l'OL a impressionné en alignant un 7e succès de rang à l'extérieur face à Guingamp (2-0) mercredi. Le duel entre les deux magiciens s'annonce passionnant.

D'autant qu'à entendre les conseils de Neymar senior, le père et conseiller de la star brésilienne, "Ney" ne compte pas modifier ni son attitude, ni son jeu de dribbles spectaculaire, malgré les critiques.

"Nous, la famille et les amis, on entend tout... Les applaudissements et les sifflets... Et nous t'avons vu toujours avancer et avec la tête haute. Mets ton casque et n'oublie pas d'être heureux! Amuse-toi mon fils!", a-t-il écrit samedi sur son compte Instagram, accompagné d'une vidéo compilant les plus beaux exploits techniques de son fils.

Cavani, rentré comme son ami Javier Pastore en retard de la trève hivernale, pourra aussi tenter de lui voler la vedette avec au moins un but, synonyme de 157e réalisation avec le PSG et de record battu. Histoire de mettre un terme à toutes les polémiques ouvertes depuis janvier, et de se préparer en toute sérénité pour le double choc de Ligue des champions contre le Real Madrid le 14 février et 6 mars.