Javier Pastore PSG
Javier Pastore (Paris Saint-Germain) | AFP - FRANCK FIFE

PSG-Monaco, un match pour Pastore?

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Etincelant mardi face au FC Barcelone, Javier Pastore a confirmé qu’il réveillait son talent endormi alléché par l’odeur des grands rendez-vous. Ca tombe bien pour le PSG puisque le club de la capitale affronte l’AS Monaco dimanche en clôture de la 9e journée de Ligue 1.

Diego Maradona avait dit de lui qu’il était un "mal élevé du football". Et "el Pibe de oro" a raison. En réalisant une très grande prestation contre le FC Barcelone mardi dernier en Ligue des Champions, Javier Pastore a ajouté de l’eau au moulin de ses détracteurs qui avancent que l’Argentin choisit ses matches. L’ancien sélectionneur de l’Albiceleste qui l’avait emmené au Mondial 2010 ne disait pas ça pour cette propension à déjouer quand la scène n'est pas assez prestigieuse, mais pour sa faculté à jouer au football "comme s’il avait déjà disputé 4-5 Coupes du monde". En Afrique du Sud, Pastore venait d’avoir 21 ans et n’avait pas encore signé au PSG pour 42 millions d’euros. Arrivé en 2011 en France, il a réalisé une bonne première saison (43 matches, 16 buts), surtout six premiers mois de feu, avant de s’éteindre. Depuis, il a souvent été sur courant alternatif : parfois convaincant, notamment sur la scène européenne, mais aussi souvent irritant. De par sa nonchalance, ses errements, il a soufflé le chaud et le froid depuis son arrivée au PSG. Mardi soir contre le FC Barcelone, son souffle était bouillant, dans la lignée de son bon début de saison.

Le tweet de Javier Pastore

Rarement buteur, mais toujours important

Lors de sa première saison en France, Javier Pastore avait inscrit 16 buts. Son meilleur total sous le maillot parisien. Ce chiffre n’a fait que de baisser ensuite (9 en 2012-2013, 3 en 2013-2014) l’Argentin marquant moins mais « mieux », dans les matches qui comptent. Ainsi lors du quart de finale retour de Ligue des Champions contre le FC Barcelone, c’est lui qui a trompé Valdes et permis au PSG de rêver à un exploit. L’égalisation de Pedro a mis aux espoirs mais cette rencontre avait prouvé que Pastore avait les épaules pour répondre présent lors des grands matches. La saison suivante, sur ses trois buts, deux ont été marqués lors de chocs : contre l’AS Monaco lors de 24e journée (1-1) et face à Chelsea en quart de finale aller (3-1).

Cette saison, Javier Pastore n’a pas encore marqué mais il est l’un des joueurs les plus performants. Et contre le Barca, entre une activité débordante aux deux extrémités du terrain et des actions de grande classe – c’est sa passe qui décale Van Der Wiel sur la réalisation de Matuidi – il a été énorme. Un état de forme que son entraîneur Laurent Blanc n’a pas manqué de remarquer : "Pastore a pris une confiance en lui même et est dans une forme physique qu'il n'avait pas la saison dernière."

Question de motivation

Alors Pastore, docteur Jekyll et Mister Hyde du PSG ? Un peu oui, mais à l’image de son équipe, séduisante sur la scène européenne et parfois léthargique en Ligue 1, comme face à Toulouse le week-end dernier (1-1). "La Ligue des Champions? C’est très spécial, l’ambiance est différente. C’est toujours comme ça. Les joueurs sortent sur le terrain avec beaucoup plus de motivation", avouait-il mardi soir. A posteriori, il donnait raison à Leonardo l’ancien directeur sportif du PSG qui avait lancé un soir de défaite à Reims que le PSG avait un jeu pour la Ligue des Champions.

"Si on fait tous les matches comme ça on les gagnera. J'espère que la saison est lancée", prévoit l’Argentin. Dimanche contre Monaco, il aura l’occasion de prouver ses dires. Et peut-être donné une réponse à Laurent Blanc. "S’il va devenir un leader ? C’est lui qui a la réponse, assurait le 'Président'. Ce soir (mardi, ndlr) comme vous l’avez vu, je l’ai maintenu à un poste, derrière l’attaquant, qui lui va très bien. Il a un volume de jeu très important. C’est quelqu’un qui peut supporter physiquement de grandes courses. Lui c’est un problème de confiance. Quand il est en confiance, il est capable de faire ce genre de match". Toujours sans Ibrahimovic, cette star qui prend tant de place parfois, La question est de désormais savoir s’il peut les enchaîner…

Benoit Jourdain @BenJourd1