PSG Lavezzi-Cavani
Ezequiel Lavezzi, Javier Pastore et Edinson Cavani, le trio offensif du PSG | AFP - FRANCK FIFE

PSG-Metz : Les raisons de croire au titre du PSG

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Le PSG va remettre les compteurs à zéro avec Lyon au niveau du calendrier à l’occasion de la réception de Metz mardi soir. Ce match en retard de la 32e journée décalé en raison de la finale de la Coupe de la Ligue doit permettre aux Parisiens de prendre seul la tête du championnat et de se rapprocher un peu plus d’un troisième titre de rang.

Une efficacité retrouvée

Longtemps cette saison, le PSG s’est compliqué la vie. Supérieure dans le jeu à ses adversaires, l’équipe parisienne n’arrivait pas à "tuer" ses matches, la faute à une imprécision dans le dernier geste et beaucoup de maladresse. Contre Lille, les Parisiens ont gommé tous ces défauts. D’un seul coup ou presque. "Ce que je trouve intéressant, c'est qu'on a marqué six buts sur sept tirs cadrés", a analysé Laurent Blanc. Ses joueurs n’ont mis que 27 secondes à ouvrir le score par Maxwell qui est devenu le buteur le plus rapide de l’histoire du PSG en championnat. Souvent décriés, Ezequiel Lavezzi et Edinson Cavani ont brillé. Le premier a réalisé son premier triplé sous les couleurs parisiennes, le second a inscrit un doublé, son troisième avec le PSG. Ils sont le symbole de cette efficacité retrouvée.

"Un garçon comme Lavezzi est l'exemple même du fait que les choses peuvent évoluer. C'est un garçon qui a eu souvent  beaucoup d'occasions et qui en a converti très peu. Aujourd'hui (samedi, ndlr), il fait un triplé. Ca prouve qu'il faut croire aux joueurs, les mettre dans les  meilleures conditions. Cavani a aussi inscrit un doublé. C'est bon pour leur moral à eux et pour le nôtre dans la dernière ligne droite", a déclaré l’entraîneur parisien. Enfin dernier chiffre, sur ses six derniers matches, le PSG a inscrit 21 buts, soit une moyenne de 3,5 buts par rencontre.

Un calendrier plus abordable

Débarrassés de la Ligue des Champions pompeuse d’énergie, les Parisiens peuvent désormais se concentrer sur le championnat. Après Metz mardi soir, Parisiens et Lyonnais auront le même nombre de matches disputés (34). Restera alors quatre journées dans cette Ligue 1 indécise. Le PSG se déplacera à Nantes (35e journée) dimanche prochain, avant d’accueillir Guingamp (36e journée) le 8 mai, d’aller à Montpellier (37e journée) le 16 mai et enfin de terminer au Parc le 23 mai contre Reims (38e journée).

Deux matches à domicile contre une équipe de milieu de tableau (Guingamp) et un mal-classé qui lutte pour son maintien (Reims) et deux déplacements piégeux mais pas compliqués si Paris reste au niveau affiché contre Lille. Pour Lyon, en revanche, cela sera un peu plus dur. Après la réception d’Evian (35e journée), premier relégable, les Lyonnais iront à Caen (36e journée), une autre équipe qui ne veut pas descendre, avant de recevoir Bordeaux (37e journée), pour un duel pour l’Europe, et de finir la saison à Rennes (38e journée). Pour être champion, Lyon devra tout gagner et compter sur un faux-pas du PSG – à condition que Paris ne perde pas contre Metz -, alors que le club de la capitale "a (son) destin entre (ses) pieds", dixit Blanc.

Le PSG gagne sans ses cadres

Le PSG poursuit ses mauvaises habitudes : perdre des joueurs sur blessure en cours de match. Samedi au Parc des Princes, lors du récital contre Lille, ce sont Salvatore Sirigu et Serge Aurier qui ont quitté leurs partenaires en première période. Ils rejoignent les absents Thiago Silva (cuisse) et Zlatan Ibrahimovic (suspension) et obligent Laurent Blanc à bricoler une nouvelle fois pour la réception de Metz. Mais face à Lille, sans ses deux stars, le PSG a réalisé une de ses plus belles performances de la saison. Le flou qui entoure le Brésilien ne permet pas de dire s’il sera rétabli bientôt. Ibra, lui, purge son dernier match de suspension face aux Messins et fera son retour contre les Nantais. En son absence, le PSG a gagné 3-1 à Nice et 6-1 contre Lille. On a connu pire gestion de l’absence de son meilleur joueur. En Ligue 1, le PSG reste sur quatre victoires consécutives avant la réception de Florent Malouda et ses coéquipiers.

Le triplé, une consolation historique

Dans les coursives du Camp Nou après l’élimination en quarts de finale de C1, tous les joueurs n’avaient que ce mot-là à la bouche : le triplé. Ecarté de la Ligue des champions, le PSG rêve d’un triplé historique sur la scène nationale. Déjà vainqueur de la Coupe de la Ligue contre Bastia, ils restent aux Parisiens à conquérir le championnat et la Coupe de France (finale le 30 mai contre Auxerre). "Le championnat n'est pas fini. Loin de là, a prévenu Thiago Motta. Ce sera serré jusqu'à la fin. J'espère qu'on arrivera à prendre trois points d'avance sur Lyon mardi soir, ce qui nous permettra de rester en tête. Le triplé, on y pense, bien sûr. Mais il faut prendre match après match".  Même son de cloche chez Blaise Matuidi pour qui le match contre Metz pourrait s’avérer capital : "Le triplé, c’est une grande motivation pour nous. Ce serait historique de le faire. On est au Paris Saint-Germain pour ça. On va continuer et ne pas s’enflammer. On a un match mardi qui est aussi important. Metz joue sa survie et ça va être une nouvelle finale".

L'OL, candidat ou pas ?

Paris a son destin en mains, mais Lyon a les armes pour gêner les Parisiens jusqu’au bout. Sa victoire en Champagne le prouve. Lyon a l’arsenal offensif pour remporter ses quatre derniers matches et mettre la pression sur Paris. D’un côté Hubert Fournier croit de plus en plus au titre. "On est presque définitivement sur le podium, mais à l'heure où je vous parle, le podium, cela n'est pas notre objectif", a-t-il souligné après le succès contre Reims. Il n’a pas mentionné le titre, mais cet "oubli" en disait long. Du côté de son président en revanche, on se veut plus prudent. "Si on peut taquiner le PSG jusqu'au bout, on sera très heureux. On est déjà hyper heureux d'être là car on n'avait pas cette ambition-là", a assuré Jean-Michel Aulas. Entre ses déclarations prudentes et ses compliments à l’égard du PSG sur Twitter, "JMA" ne veut pas s’enflammer. Son équipe est jeune et pour quasiment tous les joueurs, c’est la première course au titre. L’expérience est clairement du côté parisien avec des joueurs rôdés à la pression et au sprint de fin de saison. S’il ne le dit pas clairement qu'il croit au titre– beaucoup moins que son entraîneur – Aulas veut encore rêver.