Ménez PSG
Jérémy Ménez aura conclu de la plus belle des façons la saison du PSG. | PHILIPPE DESMAZES/AFP

PSG : Ménez, un but qui vaut cher

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Voilà un but qui restera longtemps dans la mémoire collective du PSG, un but synonyme de troisième titre de champion de France, marqué par Jérémy Ménez à Lyon dimanche soir dans le choc au sommet en clôture de la 36e journée de Ligue 1.

Ce but restera exceptionnel parce qu'il représente peut-être bien le point de départ d'une hégémonie naissante du club de la capitale, qui retrouve son lustre du début des années 1990, l'époque Weah-Ginola du deuxième titre (1994, après 1986), un lustre rafraîchi par les millions qataris. Ménez, ce talentueux Français qui avait fait ses classes à Sochaux puis Monaco avant de s'expatrier à l'AS Rome (2009-2011), est d'ailleurs l'un des premiers joueurs de l'ère QSI. Une star naissante, française, venue d'Italie, tout pour coller au projet bâti par le directeur sportif Leonardo. Même si tout n'a pas été rose dans l'histoire parisienne de Ménez. Mais qu'importe: avec ce but ô combien historique, le gamin du Val-de-Marne, qui portait fièrement son numéro 94 à la Roma, est devenu un héros de Paris.

Ce but ? On joue la cinquante-troisième minute. Gonalons s'emmêle les  crayons et se fait subtiliser le ballon par Thiago Motta, qui après un relais avec Ibrahimovic transmet à Ménez, seul côté gauche. Le Français ajuste une frappe tendue à ras de terre du gauche qui trompe Lopes. Le Français de 26 ans allait fêter sa réalisation devant la tribune des supporters parisiens. Une belle récompense pour un joueur qui n'a retrouvé sa place dans le onze de départ qu'à la faveur de la blessure de Lucas. Car depuis que le Brésilien de 20 ans a débarqué à Paris en janvier, le N.7 n'est clairement plus le premier choix. Il a d'ailleurs évoqué ses états d'âme, puis les a tus.

Ménez en sauveur !

Il est vrai qu'il effectue une saison moins pleine que la précédente:  dimanche, il n'a inscrit que son cinquième but en L1 (pour sa 30e apparition), qu'il faut toutefois ajouter à sept passes décisives. Ménez était titularisé en attaque aux côtés d'Ibrahimovic. Et il fut très présent. Il a même failli être plusieurs fois décisif, d'un tir écrasé (52e), en se heurtant à Lopes excentré côté droit (23e, 90e+2) et en offrant un très bon  centre à Pastore dont la reprise était repoussée par le même gardien (65). Il a aussi été déséquilibré dans la surface et n'a pu achever une belle action Jallet-Ibrahimovic-Pastore (22e), puis une seconde fois à la lutte avec  Dabo (34e).

Tout Ménez est dans ce jeu en déséquilibre, justement, toujours à la  limite... parfois même pour ses partenaires. Il fait souvent l'intermittent du spectacle, mais dimanche, Ménez est allé au charbon et a montré cette "continuité" que lui réclame son entraîneur Carlo Ancelotti. Lequel n'avait pas hésité à le tancer à la suite de la petite altercation  verbale qu'avait eue le joueur avec l'arbitre de PSG-Nice (3-0). Ménez sera  d'ailleurs auditionné jeudi par la commission de discipline pour ses mots envers Tony Chapron. "J'ai dit à Ménez que ce n'était pas possible de prendre un carton en parlant à l'arbitre, avait souligné Ancelotti. Il n'a sûrement pas eu un bon comportement. L'arbitre est un juge et il faut lui montrer du respect." Dimanche, Ménez a commencé dans ce registre en rouspétant auprès de M. Lannoy pour réclamer une main d'Umtiti qui avait chuté (6e), et les minutes suivantes, Ménez était dans tous les coups... francs, en victime ou auteur. Il  s'est ensuite davantage concentré sur ses tâches. On connaît la suite...