Thomas Tuchel, l'entraîneur du PSG
Thomas Tuchel, l'entraîneur du PSG | JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

PSG : Le doute Thomas Tuchel

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Dimanche, le Stade Rennais a infligé au PSG sa première défaite de la saison (2-1). Déjà. Un revers qui jette un voile sur la gestion de Thomas Tuchel, l’entraîneur du Paris Saint-Germain.

Déjà embourbé dans un dossier Neymar qui tarde à connaître la fin de son histoire, le Paris Saint-Germain a ajouté une ombre de plus à son tableau en chutant à Rennes dimanche soir (1-2) dès la deuxième journée de Ligue 1. Une défaite si précoce, ça n'était plus arrivé au PSG depuis 2012 et le revers inaugural contre Lorient. Encore épargné par ses dirigeants, Thomas Tuchel semble pourtant en difficulté depuis l’élimination en huitièmes de finale de Ligue des Champions contre Manchester United. Des doutes sur certains joueurs, le cas Neymar, une dynamique négative et une communication pas toujours bien comprise, voilà quelques points à régler pour le technicien allemand sous peine de voir son futur parisien devenir incertain.

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"C'est normal, en août, de ne pas jouer dans sa meilleure capacité physique. Quand on joue contre une équipe comme Rennes qui court comme des fous, c'est normal que ce soit difficile pour nous", s’est défendu Thomas Tuchel dimanche soir. Une confidence qui a pu en étonner plus d’un. Certes, le PSG est privé de plusieurs joueurs (Kimpembe, Kehrer, Kurzawa, Herrera, Gueye et évidemment Neymar) mais l’effectif actuel du PSG avec de nombreux cadres a de quoi livrer une prestation autrement plus digeste que celle aperçue au Roazhon Park.

Piégé par Julien Stéphan, encore

Tuchel s’est donc rangé, en partie, derrière un mur d’explications censées atténuer sa responsabilité et celles des joueurs. "C'était possible de clore ce match après le premier but, mais on a manqué de réalisme", a-t-il seulement concédé. Ce qui a pourtant transpiré de l’affrontement en Bretagne, c’est que le PSG s’est jeté dans le piège tendu par Julien Stéphan, qui a semble-t-il trouvé la solution pour gêner son homologue parisien.

Depuis l'élimination contre Manchester United en Ligue des Champions, le bilan de Tuchel est catastrophique. Éliminé des deux coupes nationales, il n’a ramené que deux trophées (si l’on compte le très anecdotique Trophée des Champions) la saison dernière. Même en 2016/2017, quand Unaï Emery avait perdu la Ligue 1 au profit de Monaco, le PSG en avait glané trois. Les chiffres de Thomas Tuchel par rapport à ses prédécesseurs sont d’ailleurs très évocateurs de sa difficulté à porter le PSG niveau où il devrait être.

Le bilan des entraîneurs du PSG
Le bilan des entraîneurs du PSG © DR

Un club embrumé. Voilà à quoi ressemble le PSG depuis United. Sur ses 13 derniers matches de Ligue 1, Paris a perdu cinq fois ! Avant Rennes, l’idée "nouvelle saison, nouvelle dynamique" pouvait passer. Difficile maintenant de ne pas voir une continuité par rapport à la fin de saison dernière. D’autant plus après un été marqué par le pourrissement du dossier Neymar. Ce que personne ne pouvait imaginer il y a encore quelques mois semble inéluctable aujourd’hui : le Brésilien va quitter Paris. A son crédit, Tuchel peut avancer que cette ombre au-dessus du groupe n’aide pas aux performances.

"Happy life"

Ce qui n’aide pas non plus, ce sont certains de ses choix et de ses mots à l’adresse de ses hommes. "Je ne peux pas confirmer qu'Areola sera numéro 1 cette saison, car le mercato est encore ouvert. Chaque joueur doit montrer de la qualité, Alphonse aussi", a-t-il par exemple lâché dimanche soir. Quant à Meunier, Kehrer lui avait été préféré en ouverture face à Nîmes et contre Rennes il a été remplacé par Dagba à l’heure de jeu. Enfin, le 5-3-2 relativement frileux de Tuchel, dans lequel Marquinhos est toujours la sentinelle, semble être un frein à une animation parisienne bien terne quand Neymar n’est pas là.

"Je n'ai pas la pression. Je suis entraîneur et un homme très heureux car c'est un cadeau. C'est 'happy life'", a-t-il balayé dimanche soir. Il ferait peut-être bien, à l’inverse, de se remettre en question, sans quoi Leonardo, le boss du sportif à Paris, pourrait prendre rapidement des mesures radicales.