Déception de Javier Pastore (PSG) après la défaite face à Nancy
Déception de Javier Pastore (PSG) après la défaite face à Nancy | FRED DUFOUR / AFP

PSG : le bal des occasions manquées

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S'il ne termine pas sur la plus haute marche du podium, le Paris Saint-Germain pourra s'en mordre les doigts. Considérés d'emblée comme les grands favoris pour le titre, les Parisiens, trop irréguliers, accusent deux points de retard sur le leader montpelliérain à six journées de la fin. De leur défaite initiale face à Lorient au match nul à Auxerre ce week-end, retour sur ces virages manqués qui pourraient coûter cher.

PSG – Lorient (1e journée, 0-1)

Près de 100 millions d'euros dépensés lors du mercato, des rêves de grandeur plein la tête, une présentation de Javier Pastore célébrée en grande pompe au Parc des Princes quelques instants avant la rencontre et, 90 minutes plus tard, une défaite face à Lorient. L'éternelle bête noire, pas impressionnée pour un sou par les pétrodollars qatariens, perpétue la tradition et lance de la pire façon possible la saison du PSG. C'est la douche froide. Les Parisiens sont prévenus : non, la route vers les sommets européens ne sera pas simple. Celle menant au titre non plus.

PSG – Nancy (14e journée, 0-1)

Paris reste sur un match nul décevant face à Bordeaux (1-1) au terme d'une prestation insipide. Malgré des résultats encourageants et une place de leader, le club de la capitale ne respire pas la sérénité : Leonardo est aperçu en compagnie de Carlo Ancelotti, ce qui ne manque pas de relancer les spéculations autour de l'avenir de l'entraineur Antoine Kombouaré, sur un siège éjectable depuis le début de saison. Après une première partie de championnat exceptionnelle, Javier Pastore est rentré dans le rang et les prestations du PSG s'en ressentent. A une semaine du choc face à l'OM, Paris doit absolument profiter de la réception d'une équipe de Nancy relégable pour trouver des certitudes dans le jeu et garder à distance Montpellier. Mais Jean Calvé, d'une frappe croisée imparable, en décide autrement et plonge les Parisiens dans le doute.

PSG – Montpellier (24e journée, 2-2)

Exit Kombouaré, c'est désormais Carlo Ancelotti qui se voit confier les rênes d'une équipe renforcée lors du mercato hivernal par les arrivées de Thiago Motta et Alex. Bien que leader, le PSG ne convainc toujours pas dans le jeu et compte sur la réception de Montpellier, son dauphin, pour marquer les esprits. Il y parvient, mais pas de la façon escomptée : dominé dans les grandes largeurs par une équipe du MHSC fringante et bien rodée, le club de la capitale révèle ses faiblesses au grand jour et sème le doute sur sa capacité à conserver son trône.

Nancy – PSG (30e journée, 2-1)

Le PSG, qui vient d'arracher in extremis le point du match nul face à Caen (2-2) et Bordeaux (1-1), n'y arrive plus. Heureusement, les hommes de Carlo Ancelotti profitent de la fébrilité des Montpelliérains pour repousser la passation de pouvoir. En l'emportant à Nancy, les Parisiens peuvent profiter du report du match entre Marseille et Montpellier pour prendre provisoirement trois points d'avance en tête du championnat. L'occasion est belle. Trop belle. Rapidement menés, les coéquipiers de Jérémy Menez reviennent au score par l'intermédiaire de Sissoko. Mais l'abnégation de Johan Mollo, auteur du but victorieux à quelques minutes du coup de sifflet final, jette un froid sur les ambitions du club de la capitale. Et ressort le mot "crise" du placard…

Auxerre – PSG (32e journée, 1-1)

C'est le dernier épisode en date des maux parisiens, et probablement le plus parlant. Quelques heures avant ce déplacement sur la pelouse de l'Abbé-Deschamps, Montpellier, leader avec trois points d'avance, se fait surprendre à Lorient (défaite 2-1). Un résultat inespéré qui peut permettre aux Parisiens de revenir à hauteur de leurs rivaux en cas de victoire face à Auxerre, lanterne rouge du championnat. Toujours la même rengaine. Toujours le même résultat. Largement dominateur en première période, le PSG confirme ses dispositions d'intermittent du spectacle et se relâche comme souvent après l'ouverture du score. La sanction est immédiate : les hommes de Jean Fernandez égalisent en toute fin de match. Arrogants et suffisants pour certains, trop fébriles pour d'autres, Nene et consorts faiblissent lorsqu'il faut montrer les muscles. En concédant le nul à Auxerre, le PSG envoie un signal clair à Montpellier. Celui d'un ténor incapable de s'affirmer.

Victor Patenôtre

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