Emirates et le PSG unis
Nasser Al-Khelaïfi, le président du PSG, et Thierry Antinori, vice-président exécutif d'Emirates, lors de la signature du contrat liant les deux parties | AFP - BERTRAND GUAY

PSG et Emirates unis pour redorer l'image du club

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Quelques jours après les violences au Trocadéro, et alors que la rumeur d'un départ de Carlo Ancelotti persiste, le PSG a retrouvé un peu le sourire, en prolongeant de cinq ans le contrat de sponsoring avec Emirates. Le montant, qui n'a pas été divulgué, pourrait avoisiner les 25 millions d'euros par saison, contre 4 millions lors du précédent contrat.

Entre le fiasco de la remise du trophée au Trocadéro, les rumeurs de départ de Carlo Ancelotti, et la retraite annoncée par David Beckham, le PSG a changé de séquence. En tenant une conférence de presse pour officialiser la prolongation du partenariat avec la compagnie Flying Emirates, les dirigeants du club ont tenté de remettre des images positives dans leur action. Ce n'est pas sûr que cela soit suffisant. Mais en faisant venir Ibrahimovic, Thiago Silva, Pastore et Matuidi uniquement pour les prendre en photos en fin de conférence aux côtés de Nasser Al-Khelaïfi, président du club, et Thierry Antinori, vice-président exécutif d'Emirates, ils ont tout fait pour remettre du sourire. Et pour éviter tous risques de sinistrose, les questions des journalistes ont été limitées à moins d'une dizaine, et celles concernant les "événements" de début de semaine ont été proscrites. Thierry Aninori a tout de même concédé que ces heurts "auraient pu se passer à la sortie d'un concert de rock", avant de conclure: "Ce n'est pas ça le foot, ce n'est pas ça le marketing, ce n'est pas ça la vie."

Moins de sponsors

Après la forme, le fond. Sponsor du PSG depuis 8 ans, Emirates a prolongé son aventure pour les cinq prochaines années, donnant au club "une chance de poursuivre notre grand rêve de devenir l'un des plus grands clubs d'Europe", a indiqué Nasser Al-Khelaïfi. Le montant ? "Un des plus gros contrats en Europe", glisse le président du club, qui refuse de divulguer le chiffre exact. "C'est un montant à trois chiffres, compris entre 100 et 999 millions", sourit Thierry Antinori. Selon la presse économique, le nouveau contrat avoisinerait les 25 millions d'euros par an, contre 4 millions actuellement. Une explosion du contrat forcément dûe aux résultats et à la nouvelle renommée mondiale du club, mais aussi à la prochaine mise en place du fair-play financier voulu par l'UEFA obligeant les clubs à avoir des comptes équilibrés. A titre d'exemple, Manchester United perçoit chaque année une cinquantaine de millions d'euros de la part du constructeur automobile Chevrolet, marque de General Motors. "Nous respections toujours les règles. Nous n'aurons pas de problèmes", a assuré le président du PSG au sujet de cette nouvelle règle. Pour que les montants des contrats soient plus importants, le PSG a changé de "stratégie marketing", passant de "43 sponsors à 17, des partenariats plus exclusifs pour renforcer la visibilité de chaque marque". Emirates aura donc une place de choix sur les maillots l'année prochaine, puisqu'il devrait être seul.

Bien évidemment, la raison de cette prolongation réside dans une logique industrielle: "Emirates comme le PSG croit en l'investissement", assure Thierry Antinori. "On veut investir pour le succès. Et la France est un marché stratégique. On voudrait faire plus, on cherche à avoir plus de droits de trafic. Donnez-nous de nouveaux droits et nous continuerons à amener des touristes et à créer de l'emploi".  Et de lancer avec le sourire: "Beckham part, mais Emirates reste". Mais le Qatar n'est pas prêt à lâcher la star anglaise: "Il est très intéressé à l'idée de continuer, d'être impliqué dans notre projet. Il croit au club, il l'aime. Nous allons avoir le temps de discuter au cours des deux, trois prochaines semaines, on verra si on peut trouver un accord." A l'international comme en France, "Becks" est un atout en terme d'image.