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Cavani dans ses pensées | AFP

PSG: Cavani n'est pas le seul fautif

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Au lendemain du sixième match nul du Paris Saint-Germain (1-1 face à Monaco), la plupart des critiques se focalisent sur un seul et unique responsable: Edinson Cavani. Mais l'attaquant uruguayen a-t-il tous les torts ?

Les arguments sont toujours un peu les mêmes en pareille situation. Observateurs, supporteurs et surtout dirigeants sont en droit de demander un retour sur investissement, notamment lorsque celui-ci a atteint des records. Recruté à prix d'or en provenance du Napoli (64 M€), l'international uruguayen n'a aujourd'hui pas le rendu espéré.

"Ce que l'on attend d'un attaquant, c'est qu'il marque", résumait brièvement Laurent Blanc à la sortie du match au micro de Canal +. Outre les mots, il suffisait d'observer le comportement de l'entraîneur parisien sur les différentes actions gâchées par Cavani pour se rendre compte qu'il n'était pas pleinement satisfait de la performance de son joueur.

Cavani, c'est 16 buts en L1 la saison dernière

Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut remettre en question la valeur du joueur de 27 ans. Auteur de seulement trois buts cette saison en L1, Cavani avait grandement contribué au titre obtenu l'an passé par le PSG avec 16 réalisations en 25 matches en tant que titulaire. Les dernières apparitions du N.9 parisien n'ont pas été à la hauteur de ce que l'on peut attendre d'un tel joueur.

Tout joueur peut traverser des périodes de méforme plus ou moins longues, et il suffit de peu de choses pour enrayer la belle mécanique. Lorsqu'à dix minutes de la fin du match face à Monaco, Cavani temporise alors qu'il a un boulevard devant lui, et qu'il finit par s'emmêler les crayons devant Raggi, il y a bien un problème de confiance. Mais pour être en confiance, un joueur, a fortiori un attaquant, doit se sentir épaulé.

Cavani esseulé

On ne peut pas dire par exemple qu'il y a une grande entente entre les joueurs offensifs. Si Pastore sait bonifier un ballon, il ne mettra pas forcément en valeur Cavani. Les débordements de joueurs tels que Maxwell, centrant souvent à l'aveugle n'ont pas non plus permis à l'Uruguayen de se mettre en évidence. Le constat est encore plus flagrant avec Lucas, plus soucieux de courir tête baissé jusqu'au but, avant d'éventuellement lever la tête lorsqu'il se retrouve déjà coincé. Cavani a tout simplement du mal à trouver ses marques dans ce système.

L'absence d'Ibrahimovic lui aura finalement causé plus de tort que de bien. Pour un joueur qui marche à la confiance, se retrouver seul à porter le poids de l'efficacité offensive n'est pas simple. Le plus flagrant est de voir que lorsque la vedette suédoise est sur le terrain, toute l'équipe joue pour Ibrahimovic. Ce n'est absolument pas le cas pour Cavani, qui s'attèle à un travail défensif qui ne lui permet pas d'être idéalement placé. A trop vouloir en faire, Cavani a peut-être fini par s'égarer.

Romain Bonte