Avec le retour de ses Ultras, le Parc des Princes est-il encore plus imprenable ?
Avec le retour de ses Ultras, le Parc des Princes est-il encore plus imprenable ? | STEPHANE ALLAMAN / DPPI

PSG-Angers : Le Parc des Princes, cette forteresse imprenable pour les petits clubs

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Opposé au Paris Saint-Germain sur sa pelouse pour le compte de la 15e journée de Ligue 1, Angers fait face à une montagne. Car Paris sur sa pelouse est intraitable face aux petits clubs du championnat.

L’Olympique de Marseille de Rudi Garcia peut-il être considéré comme un "petit" du championnat ? Au vu du 4-0 encaissé à Monaco le weekend dernier, oui. Les Phocéens ont donc réellement réussi un exploit au Parc des Princes le 23 octobre dernier. Car au Parc, les "petits" souffrent, tout le temps. Il n’y a qu’à jeter un œil sur les derniers résultats du Paris Saint-Germain dans son antre pour s’en convaincre. Cette saison, Metz et Dijon sont repartis avec trois buts dans les valises quand Nantes a "résisté" (2-0). Et l’an dernier ? Pas mieux : Nantes (4-0), Reims (5-1), Toulouse (5-0), Reims (4-1) ou Caen (6-0 !) peuvent en témoigner ! Pour trouver la trace d’une défaite parisienne à domicile face à un mal classé, il faut remonter au 7 mai 2014 ! Rennes, 15e avant la rencontre, vient battre un PSG déjà champion, dans un match forcément particulier, grâce à Kadir et Ntep.

Angers n'a plus gagné au Parc depuis 1972 !

"La tâche s’annonce bien évidemment très compliquée mais on va jouer notre carte à fond, il faut le faire, on ne sait jamais, le football est ainsi fait et il y a parfois de belles surprises." Stéphane Moulin, le coach du SCO Angers, sait évidemment que la cote des angevins est faible. Et pour cause, il se rappellera sans aucun doute de la claque reçue en janvier dernier (5-1) pour le retour du SCO dans la capitale 22 ans après sa dernière sortie au Parc. Ce soir-là, son équipe avait sombré, encaissant cinq buts en une grosse demi-heure par Ibrahimovic, Lucas, Van der Wiel et Di Maria (x2). Bien défendre n’est donc pas si facile que cela. "C’est important, mais défendre avec la tête ça ne suffit pas, il faut être au contact, mettre de l’agressivité mais pas trop, explique Moulin. C’est pour cela que ce genre de match pompe beaucoup d’énergie, à la fois sur le plan physique et mental.". A l’image des autres "petits" du championnat, Angers n’a d’ailleurs jamais brillé au Parc des Princes avec une seule victoire en… 1972, lors de la première saison dans l’élite du Paris-Saint Germain FC (avant que le club ne devienne réellement le Paris Saint-Germain tout court).

La tâche s’annonce d’autant plus difficile qu’après un début de saison qui a attisé les critiques, le PSG d’Unai Emery a trouvé le rythme et son style. Bilan, les bons résultats s’enchaînent et la première place du groupe de Ligue des Champions tend les bras aux Parisiens. Le feu-follet Nice commençant à tousser un petit peu, le PSG est en plus de nouveau le grand favori au titre, si tant est que ce ne fut plus le cas un jour. C’est dire si Paris n’envisage pas autre chose qu’un succès sur sa si parfaite pelouse ce mercredi soir.