Les Girondins de Bordeaux
Les joueurs des Girondins de Bordeaux à l'entraînement | AFP - MEHDI FEDOUACH

Présentation de la Ligue 1: Girondins de Bordeaux

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A l’approche de la reprise de la Ligue 1, focus sur les vingt clubs qui disputeront la saison 2013/2014 dans l’élite. Ce lundi, coup de projecteur sur les Girondins de Bordeaux.

L’objectif : La régularité

Les Girondins ont décroché leur deuxième qualification européenne d’affilée la saison dernière à la faveur de leur victoire en Coupe de France contre Evian. Une récompense pour un groupe qui se rajeunit, par la force de choses – un peu – et par volonté politique – aussi –. Cette Coupe a d’ailleurs sauvé une saison compliquée (7e au final), la faute notamment à une incapacité à faire la loi sur sa pelouse de Chaban-Delmas (seulement 10e au classement à domicile de la saison 2012-2013, derrière Lorient ou Valenciennes qui ont pourtant fini 8e et 11e de L1). « Maintenant, il faut bien commencer et être plus régulier, surtout à domicile. On a eu une petite chute en février qui nous a fait descendre au classement. On  avait du mal à marquer, on ne tournait plus à plein régime » a regretté Henri Saivet. Cette volonté d’être maître à domicile sera d’emblée mise à l’épreuve puisque pour leur premier match de la saison à Chaban-Delmas samedi 10 août, les Girondins recevront l’épouvantail de la Ligue 1, l’AS Monaco.

Le joueur à suivre : André Biyogo-Poko

Il a crevé l’écran samedi dernier lors du Trophée des Champions contre le PSG. "Il", c’est André Biyogo-Poko, le jeune (20 ans) milieu de terrain des Girondins. Elu « homme du match » malgré la défaite, le Gabonnais a réalisé une très belle prestation devant un public acquis à sa cause à Libreville. Il aurait même pu offrir la victoire aux siens s’il n’avait manqué son face à face devant Sirigu peu avant l’heure de jeu. Quoiqu’il en soit, celui qui a fait 14 apparitions la saison dernière (1 but) symbolise cette nouvelle cuvée de jeunes joueurs, notamment les vainqueurs de la dernière Coupe Gambardella, qui vont être amenés à prendre de plus en plus de place au sein du groupe. Car Bordeaux mène une politique d’austérité depuis deux ans en raison d’un "déficit à résorber" et aussi car ces jeunes joueurs en ont le talent si on en croit les anciens.  "Il y a beaucoup de jeunes qui se révèlent, et sans vouloir tirer de plans sur la comète, ils ont montré qu'ils avaient la capacité de remplacer des joueurs qui avaient marqué leur époque avant", a assuré Ludovic Obraniak.

Le "coup de l’été" : la perte de Trémoulinas

Ce "coup de l’été" est un coup dur. "L’impasse financière importante", un refrain qu’on entend régulièrement depuis deux ans du côté du Haillan, a obligé Bordeaux a dégraissé. Les champions de 2009 sont partis les uns après les autres. Dernier en date, Benoît Trémoulinas, le latéral gauche. Si son transfert au Dynamo Kiev a fait du bien aux économies bordelaises (6,5 millions dans les caisses), il laisse un trou béant dans le couloir gauche. Car Trémoulinas, c’était "monsieur passes décisives" en Gironde. En 165 apparitions en 6 saisons de L1, il a distribué 27 caviars. Son remplaçant, le jeune Maxime Poundje (20 ans) aura fort à faire.