Pour Sainté, c'est la saison ou jamais

Pour Sainté, c'est la saison ou jamais

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Cantonné à un rôle de faire-valoir les années précédentes, Saint-Etienne, qui affronte Toulouse ce vendredi soir (20h30, 24e J.) a les arguments pour viser plus haut cette saison. En progression constante depuis 2011, les hommes de Christophe Galtier peuvent-ils accrocher une troisième place synonyme de qualification indirecte pour la Ligue des Champions ? Nous pensons que oui. Pour Saint-Etienne, c'est même l'année ou jamais.

Sorti de l’hôpital mardi dans l’après-midi, Christophe Galtier, qui a vu sa tête heurter l’un des poteaux de but sur la pelouse du centre d’entraînement stéphanois, va beaucoup mieux. Il y a eu plus de peur que de mal » a d’ailleurs fait savoir Roland Romeyer, président du club ligérien. J’ai même plaisanté avec lui, c’est bon signe". A Saint-Etienne, il faut plus qu’un « petit malaise » du coach pour éteindre les rires et gommer les sourires. 7e de Ligue 1 à l'issue de la saison 2011/2012, 5e l'année suivante - et la Coupe de la Ligue 2013 qui trône sur une étagère du nouveau Musée, par dessus le marché -, les Vertes pointent aujourd'hui à la 4e place du championnat, à une longueur seulement de la troisième place du podium, squattée par Lille. Alors, on se dit qu'un cheminement cohérent du projet stéphanois aboutirait dès cette saison à une qualification en C1 directe (même si la deuxième place semblent promise à Monaco, qui compte 9 points d'avance) ou indirecte (3e). 

La concurrence est dans le dur 

Pour le coup, on est peut-être un peu rabat-joie. Mais indéniablement, si Sainté se rapproche aussi près de la troisième place, c'est aussi - et surtout - parce que Lille ne tient pas la longueur. Défaits à domicile contre Reims (2-1), contre Nice (0-1), puis accroché par Rennes (1-1), les Nordistes ont aussi sombré il y a près de deux semaines contre l'un de ses concurrents directs... Saint-Etienne (0-2). La solidité défensive qui faisait la force et la réputation des joueurs de René Girard n'est plus vraiment d'actualité. Aussi, ils possèdent la pire attaque du Top 8 (seulement 24 buts inscrits en 23 matches). Quant aux Marseillais, 5e de Ligue 1 et relégués à 4 points des Ligériens, ils affichent sans surprise la plus mauvaise défense du top 5 (26 buts encaissés). Plombée par les piteuses performances son arrière-garde, la formation phocéenne ne peut raisonnablement pas espérer mieux qu'une qualification pour l'Europa League. Pour le moment, en tout cas. 

Un effectif pléthorique 

L'état-major stéphanois ne s'en est jamais caché : la vente de Pierre-Emerick Aubameyang (15M€) a fait un bien fou aux finances du club. Les transferts de Kurt Zuma à Chelsea (15M€) et de Goulham à Naples (6M€) permettent non seulement aux dirigeants des Verts de devancer les pertes probables de l'exercice 2014/2015, mais aussi de recruter. Prêtés Trémoulinas et Guilavogui débarquent à l'ASSE, tandis que Saadi et le flop Ibrahim Sissoko font chemin inverse. Paul Baysse, recruté l'été dernier et victime quelques semaines plus tard d'une rupture des croisés, signera bientôt son retour et offrira à Galtier une option supplémentaire en défense. En attaque, avec Corgnet, Hamouma, Tabanou, Cohade, Mollo, Erding et Brandao, le danger peut venir de partout. Les Stéphanois, qui possèdent la quatrième meilleure attaque de L1 (33 buts), n'ont plus rien à envier à leurs concurrents directs. C'est le moment de le prouver au classement. 

Jean Charbon