Nill De Pauw
Nill De Pauw et Guingamp font chuter le PSG au Roudourou | PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP

Plutôt que de réagir, Paris baisse la tête à Guingamp

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La crise couve à Paris après sa nouvelle déconvenue en championnat. Samedi, les Parisiens se sont inclinés 2-1 à Guingamp lors de la 18e journée de Ligue 1 en affichant un visage très inquiétant. Les Guingampais ont laissé le ballon aux Parisiens mais ils leurs ont donné une leçon de réalisme en marquant sur leurs deux tirs cadrés (Salibu 66e et De Pauw 70e). C'est déjà la 4e défaite de la saison pour le PSG et son 3e match consécutif sans victoire en L1. La tête de l'entraîneur Unai Emery est plus que jamais menacée.

Le chiffr​e : 2

2 comme le nombre de tirs cadrés par l’En Avant Guingamp. Mais ce fût les bons sur deux ballons récupérés ! Le premier est venu d’une perte de balle de Kurzawa au milieu. Lucas Deaux lançait alors Yannis Salibur en profondeur. L’attaquant breton prenait de vitesse une défense parisienne au ralenti et venait tromper Areola d’une frappe au premier poteau (1-0, 66e). L’En Avant remettait sur un corner parisien de Lucas à la limite de la faute professionnelle. Le ballon mou du Brésilien était intercepté. Guingamp filait en contre. Diallo envoyait Marcus Coco dans l’espace libre. Le Guadeloupéen centrait en retrait pour Jimmy Briand qui décalait en touche Nill De Pauw. Le Belge prenait tout son temps pour ajuster Areola et marquait son 4e but de la saison (2-0, 70e).

Le constat : une défense parisienne en toc, des Guingampais en or

Au lendemain de la révélation des salaires de la Ligue 1, la défaite parisienne à Guingamp prend un autre relief. Malgré ses 1.100.000 euros bruts par mois, Thiago Silva n’est plus ce roc qui terrorisait les défenses de Ligue 1. Et ça ne date pas seulement de ce déplacement en Bretagne. Avec Marquinos, Kurzawa et Aurier, ils ont frôlé le ridicule devant la vitesse de Salibur, la vista de Deaux et la technique de Briand. Pourtant, à eux trois, les Guingampais ne peuvent même pas s’aligner sur le salaire d’un Krychowiak (400.000 €). Enfin, que dire d'Alphonse Aréola, pas très inspiré sur les deux buts, et qui vient de prendre 8 buts sur les 9 derniers tirs cadrés. Et pourtant, Paris aurait pu s'en sortir avec un nul. Après le but de Cavani (80e), le PSG a campé sur le but de Johnsson. Il a fallu que tout le monde s'y mette pour préserver cette victoire. Marçal a joué le dernier rempart en sauvant sur sa ligne une frappe d’Augustin (90e+3).

La décla de Verratti : "Si on joue à 100 %, on va gagner"

Marco Verratti (milieu du PSG, au micro de Canal+ Sport): "On a perdu beaucoup de matches, il y a quelque chose qui ne marche pas très bien. La seule chose à faire, c'est de ne pas parler, c'est de travailler encore plus dur. Ce qui est sûr, c'est qu'on est plus fort que Guingamp. Si on joue à 100%, on va gagner. Personne ne doit parler, on doit seulement travailler en silence, c'est mieux. En première mi-temps, on a fait un match normal. Après, quand on a pris le premier but, on est allé plus à l'avant, on a subi le deuxième but, et quand on perd 2-0, on n'a plus de tactique, on cherche à en faire le maximum. On a marqué un but, on pouvait en marquer un autre, mais on doit faire plus. Si on est seulement 3e, ce n'est pas parce qu'on joue bien. On doit travailler plus, parce qu'on ne peut pas être troisième."

Le tweet qui pique