Peine alourdie en appel pour un ex-actionnaire de l'AS Saint-Etienne

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Auteur·e : AFP
Le Stade Geoffroy-Guichard de Saint-Etienne
Le Stade Geoffroy-Guichard de Saint-Etienne | JEFF PACHOUD / AFP

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La cour d'appel de Lyon a alourdi la condamnation de l'ex-entrepreneur Adao Carvalho en prononçant un an de prison ferme en plus de la confiscation des parts sociales qu'il détenait indirectement dans le capital du club de l'AS Saint-Étienne.

Dans l'arrêt rendu mardi, dont l'AFP a obtenu une copie, l'ex-entrepreneur portugais de 57 ans est reconnu coupable de "recel de blanchiment d'abus de biens sociaux". Considérant sa nouvelle condamnation comme "injuste", Adao Carvalho a annoncé à l'AFP qu'il se pourvoyait en cassation. "Je n'ai rien à me reprocher depuis douze ans (il a été mis en examen en 2007, ndlr) et tout le monde me tourne le dos. Les autres actionnaires se servent de l'argent que j'ai apporté et moi je n'ai pas touché un centime du club", a-t-il déclaré.

En prononçant une peine d'emprisonnement, la cour d'appel de Lyon est allée au-delà des réquisitions de l'avocat général, qui réclamait la confirmation du jugement de première instance du tribunal correctionnel de Saint-Étienne, de novembre 2017. Il s'agissait alors de la confiscation de ses parts dans Croissance Foot, la société dont il était co-actionnaire avec Roland Romeyer, le président du directoire de l'AS Saint-Etienne.

Cette condamnation s'ajoute à celle, non-exécutée, de juin 2014 d'Adao Carvalho par le tribunal correctionnel de Lyon à trois ans de prison, dont un avec sursis, 200.000 euros d'amende et une interdiction définitive d'exercer, pour "abus de biens sociaux et travail dissimulé" dans ses ex-sociétés liquidées de tuyauterie industrielle. En septembre 2016, un juge stéphanois avait ordonné la saisie des 1.113 parts sociales de Croissance Foot détenues par Adao Carvalho, qu'il avait acquis en 2004 pour 1,25 million d'euros, via sa société luxembourgeoise Setcar Invest, grâce à de l'argent prélevé sur des entreprises industrielles dont il était gérant de fait.

Le reste de l'actionnariat du club de football stéphanois est détenu par Cesse Foot, la société du président du conseil de surveillance, Bernard Caïazzo (44%), et par l'association ASSE (12%). L'avocat de Roland Romeyer, Me Nicolas Bes a fait part à l'AFP de sa "satisfaction", cette affaire ayant "trop pollué la vie du club" ces dernières années. Me Bes a estimé que cette décision éclaircissait "l'horizon" de son client, en litige avec Adao Carvalho devant la juridiction commerciale stéphanoise, mais aussi de l'AS Saint-Etienne dans la perspective de l'entrée de nouveaux actionnaires à son capital.

AFP