PSG Lyon
Cavani face à Lopes | PHILIPPE DESMAZES / AFP

Paris va t-il tendre l'autre joue ?

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Ce samedi soir, à l'occasion de la finale de la Coupe de la Ligue face à Lyon, les Parisiens ont un double affront à laver : la défaite essuyée à Gerland la semaine passée (0-1), et leur élimination contrariante de la C1. Si les hommes de Laurent Blanc ne remportent pas le doublé, le club de la capitale, où règne déjà une ambiance pesante, n'aura pas atteint les objectifs affichés en début de saison.

Cette Coupe de la Ligue a des airs de pis-aller. Soulever très vite un trophée pour en oublier un autre (celui de la C1), même si en l'occurrence, les deux coupes sont loin de revêtir les mêmes intérêts sportifs et économiques. Mais ce samedi soir, à l'occasion de la finale de la "Coupe à la spirale", il s'agira surtout d'atteindre les objectifs affichés par Nasser Al-Khelaifi en début de saison, à savoir : le titre de champion de France, une coupe nationale et un quart de finale de la Ligue des Champions. Si l'état-major parisien a toujours l'élimination de la C1 (en quart contre Chelsea) en travers de la gorge, il ne pourra pas, sur le papier, reprocher quoique ce soit à Laurent Blanc s'il remporte le trophée de la LFP. Dans le cas contraire, il ne devrait pas s'en priver. 

La pression est sur Laurent Blanc

Car la tension est palpable au sein du club parisien. Cette semaine, Thiago Silva et Ibrahimovic auraient signifié au patron qatarien du PSG le "manque de poigne, de dialogue et d'expérience" de Laurent Blanc. Au même moment, des informations sur une prétendue prise de contact entre Al-Khelaifi et Leonardo, l'ancien directeur sportif du club parisien, ont filtrées. Le patron de QSI aurait même demandé au Brésilien d'aller dépêcher un entraîneur la saison prochaine. Bref, autant de discussions souterraines qui accroissent la pression sur les épaules de Laurent Blanc, qui se doute bien que sa hiérarchie ne laissera pas passer un nouveau faux pas. 

Dimanche dernier, sur la pelouse de Gerland, les Parisiens paraissaient encore meurtries par leur déconfiture européenne (0-1). Edinson Cavani, déjà à la peine contre les Blues, a confirmé contre Lyon qui n'avait pas encore fait son trou dans la formation du PSG, souffrant probablement de l'omnipotence de Zlatan Ibrahimovic. Une tendance qui se vérifie clairement dans les chiffres : Paris a perdu 5 des 16 matches que "Zlatan" n'a pas débuté depuis son arrivée en 2012. Sans sa star, le club de la capitale ne compte que 50% de victoires, contre 72% quand il débute. Excepté le Suédois - et Nicolas Douchez préposé à la Coupe de la Ligue - Laurent Blanc va mettre toutes les chances de son côté, et devrait sans surprise aligner son équipe type. 

La stat' qui fait mal : En CDL, Lyon ne s'est jamais imposé à Paris 

Malgré sa défaite dimanche à Gerland (1-0), le PSG a largement les faveurs des coteurs de paris sportifs pour la finale de la Coupe de la Ligue samedi au Stade de France. Les parieurs ne sont pas sans savoir que Paris n'a jamais perdu plus de deux matches de suite cette saison, et qu'en Coupe de la Ligue, l'OL ne s'est jamais imposé contre le PSG en Ile-de France. Pour ne rien arranger, l'effectif lyonnais est toujours amputé de ses deux maître à jouer Clément Grenier et Yohann Gourcuff, et de Jordan Ferri (suspendu), auteur d'une frappe superbe la semaine passée face à Paris.  

Fait plutôt rare cette saison : ce samedi soir, au Stade de France, le Paris-Saint Germain sera sous pression. Jean-Michel Aulas sait donc qu'il a peu de chance de ramener la Coupe de la Ligue dans ses bagages. Nasser Al-Khelaifi, en revanche, ne l'envisage même pas. 

Jean Charbon