Javier Pastore (PSG)
Javier Pastore tente sa chance pour le PSG | BERTRAND LANGLOIS / AFP

Paris tourne au ralenti

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Le PSG n'est plus très loin du flop de l'été. Face à un Bordeaux solide mais sans ambition, Paris a concédé un troisième nul en trois journées. Pour s'imposer, il aurait fallu du rythme et des idées. Les hommes d'Ancelotti en étaient loin.

Il y a le PSG cinq étoiles des grands hôtels où les grandes recrues sont présentées au public. Et il y a le PSG low cost déjà aperçu à Ajaccio et contre Lorient. Dimanche, en clôture de la 3e journée de Ligue 1, force est de constater que ce n'était pas encore la nuit des étoiles. Face à un 5-4-1 girondin qui devrait ressembler à beaucoup d'organisations que les Parisiens rencontreront cette saison, l'équipe d'Ancelotti a manqué d'inspiration. Certes, le PSG a monopolisé la possession du ballon mais Bordeaux le lui a laissé bien volontiers en échange d'un match tranquille. Le deal a fonctionné comme sur des roulettes. Dans ses buts, Cédric Carrasso avait le temps de voir venir les attaquants parisiens. Le premier qui se présentait était Pastore mais le gardien girondin détournait sans difficulté (17e). En dix matches (avant celui-là), Carrasso n'a jamais perdu face au PSG. Pendant une grosse demi-heure, la partie était en manque flagrant de rythme. Face à un Bordeaux sans grosses ambitions, Paris n'emballaient pas le match. Des éclairs ? Hormis une frappe de Saivet dans les gants de Sirigu (40e) et son homologue de Nene sur Carrasso (45e), rien !

Club fortuné cherche équipe...

Dans un Parc des Princes complet mais plutôt fantomatique, on comptait sur Zlatan Ibrahimovic pour mettre le feu. Il en avait l'occasion sur un coup franc plein axe offert par une sortie kamikaze d'Henrique. La mine du suédois était bien surpuissante (126 km/h ) mais elle passait de peu à droite (53e). Puisque Bordeaux avait décidé de mourir avec ses idées de non-jeu, Ancelotti pouvait lancer Menez à l'entame de la dernière demi-heure. A la place du jeune Rabiot, titularisé pour la première fois, l'International français changeait légèrement le PSG. Ses intentions étaient bonnes même s'il n'obtenait pas le penalty qu'il cherchait (64e). Une entrée dynamique mais... solitaire. Comme l'était l'occasion d'Ibrahimovic qui pivotait et enroulait son ballon au ras du poteau (73e). Menez prenait le relais en sortie de dribble mais trouvait le buste de Carrasso (83e). Chacun essayait dans son coin pour endosser le costume du sauveur mais n'est pas Messi qui veut. Accroché 0-0, Paris a additionné les stars mais se cherche toujours une équipe.

Réactions

Sylvain Armand (défenseur du PSG) : "On peut comprendre les sifflets, on n'a toujours pas gagné, on peut les comprendre, oui. On est tombé sur une équipe à cinq derrière, avec deux milieux défensifs, qui a défendu très bas. Il va falloir s'attendre à ça chaque week-end. A nous de trouver la solution, il n'y a pas de raison que ça ne vienne pas avec notre effectif. Je pense qu'il faudrait aller un peu plus vite vers l'avant, limiter le nombre de passes. On le fait à l'entraînement, il faut aussi le faire en match. On est déjà à six points du premier. On n'est pas dans l'urgence, mais il ne faut pas trop traîner non plus."

Carlo Ancelotti (entraîneur du PSG): "Nous ne sommes pas contents des résultats, nous avons la qualité pour  gagner mais nous devons améliorer notre travail. C'est seulement un problème  technique et tactique, ce n'est pas une question de pression. Le début de  saison n'est pas bon".

Francis Gillot (entraîneur de Bordeaux): "C'est un bon résultat surtout  face à Paris, une équipe qui est sur le papier beaucoup plus forte que nous.  C'est bien de ne pas avoir encaissé de buts comme lors des deux premiers  matches mais malheureusement on n'a pas réussi à marquer. Mais ça va venir,  l'équipe se met en place. Les défenseurs ont fait le boulot, tout le monde  s'est sacrifié, nos deux attaquants aussi, c'est peut-être pour ça qu'ils ont  manqué de jus dans le dernier geste. C'est un bon point."