Zlatan Ibrahimovic
Zlatan Ibrahimovic (PSG) | AFP - KENZO TRIBOUILLARD

Paris surclasse Troyes et reprend la première place

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Après deux défaites en championnat, le PSG a repris provisoirement la tête du classement en dominant Troyes en match décalé de la 14e journée de L1 (4-0). Une fois encore, Zlatan Ibrahimovic, auteur de deux passes décisives et d'un doublé, a pesé lourd dans la balance. Rennes qui accueillait Evian, pouvait également se rapprocher du podium mais les Bretons se sont fait surprendre par Evian (0-1). Nice l'a emporté à Sochaux sur le même score.

La traditionnelle crise de novembre a du plomb dans l'aile. Après deux défaites en championnat, le PSG lui avait pourtant ouvert la porte mais, à la faveur d'une victoire à Kiev (0-2) en Ligue des Champions et de ce succès face à Troyes, celle-ci s'est refermée. Au moins momentanément. Car le beau fixe ne s'est pas encore stabilisé à Paris. La faiblesse de l'adversaire, avant-dernier du championnat, et un penalty oublié en faveur de l'Estac (pour une faute de Veratti sur Bahebec à la 42e minute) alors que le PSG ne menait que par un but à ce moment-là, doivent relativiser le succès des hommes d'Ancelotti. Pour la réception des Troyens, le coach italien avait, une nouvelle fois, confié les clés du jeu à Javier Pastore au détriment notamment de Nenê, pourtant convaincant lors de ces dernières sorties. L'Argentin, encore branché sur courant alternatif, sera finalement remplacé par le Brésilien après la première période.

A la reprise, le PSG menait 1-0 grâce à un but de Maxwell, positionné au milieu de terrain par Ancelotti, et qui se trouvait à point nommé pour reprendre un centre légèrement dévié d'Ibrahimovic. Le Suédois, toujours aussi facile, parfois trop, avait manqué deux grosses occasions aux 10e et 32e mais il se rachetait parfaitement lors des 45 dernières minutes. D'abord en servant Matuidi sur un plateau d’argent (2-0, 63e) avant d'y aller de son doublé. Une frappe lourde du gauche sous la barre (70e) et une reprise à bout portant après un magnifique travail de Lavezzi (4-0, 89e). Grâce à ce large succès, le PSG reprend donc les commandes du classement avec un point d'avance sur Saint-Etienne mais reste à la portée de Lyon, Bordeaux et Marseille, qui jouent tous les trois dimanche.

Rennes reste à quai

Il s'agit d'un réel coup d'arrêt pour les Bretons après trois victoires de rang et six succès en sept matches, administré par des Hauts-Savoyards qui sortent de la zone de relégation. Ceux-ci confirment également leur bonne tenue à l'extérieur avec ce troisième succès sur les quatre derniers déplacements après ceux obtenus à Montpellier (3-2) et à Reims (2-1). Ils viennent d'empocher sept points sur neuf et leur victoire samedi soir, même en l'absence de plusieurs joueurs cadres en défense et en attaque, ne souffre quasiment aucune contestation. Car si le but de Dhaouadi, entré en jeu peu de temps auparavant, sur un service de Brice Dja Djédjé, est intervenu en fin de match (79e), Ehret aurait pu d'entrée de match glacer le public rennais si sa reprise de volée n'avait pas trouvé la barre (23e). Les Rennais, qui ratent l'occasion de monter provisoirement sur le podium, ont eux été l'ombre des neuf guerriers qu'ils avaient été samedi dernier (victoire 2-1). Ils devaient cette fois faire le jeu devant leur public mais ne sont jamais parvenus à mettre assez de rythme pour trouver des décalages.

Nice engrange

L'OGC Nice a confirmé ses excellentes dispositions du moment en empochant trois nouveaux points sur la pelouse de Sochaux (1-0). C'est grâce à un penalty, marqué juste avant la pause par l'attaquant argentin Dario Cvitanich, son neuvième but au cours des dix derniers matches, que Nice, désormais 10e, a fait la différence. Les hommes de Claude Puel engrangent ainsi leur quatrième victoire sur les cinq derniers matches pour un total de treize points sur les quinze mis en jeu. Les Sochaliens, qui avaient glané sept points lors des trois derniers matches, réalisent quant à eux une bien mauvaise opération et replongent dans la zone rouge (18e) suite au succès d'Evian à Rennes.

Le Sporting Club de Bastia, malgré l'expulsion à la 12e minute de son attaquant Anthony Modeste, a mis fin à une série de trois défaites consécutives en s'imposant (2-1) à Furiani face au FC Lorient. Cette victoire permet à Bastia de passer de la 17e à la 13e place du classement, tandis que Lorient recule d'un rang (11e).

Réactions

Jean-Marc Furlan (entraîneur de Troyes): "C'est sévère, oui et non. On a des qualités, on s'efforce de jouer notre football, mais il nous manque quelque chose, contre ce genre d'équipe surtout, qui est l'efficacité dans les deux zones de vérité. Pendant une heure on fait jeu égal, voire on est supérieur ailleurs. Mais dans les zones de vérité, on est nul. La vraie force, au haut niveau, ce qui se paie très cher, c'est ceux qui sont forts dans les deux surfaces. Je suis très déçu parce que les garçons font une prestation très honorable, avec beaucoup d'engagement, mais ils ne connaissent pas le vrai métier. En face ils ont un joueur phénoménal qui met deux buts et deux passes, mais on peut éviter cette correction en faisant moins d'erreurs individuelles. Paris a certains des meilleurs joueurs du monde dans son équipe, ça fait relativiser. Si vous enlevez Matuidi de cette équipe ce n'est pas la même chose. Et ça fait chier parce qu'il est Troyen. Il me fait la bise mais bon..."

Blaise Matuidi (milieu du PSG): "On est satisfait de renouer avec la victoire au Parc. Pas assez de jeu ? Vous voulez quoi ? On n'a pas pris de but, il y a aussi un adversaire. Je crois que vous attendez un peu trop. C'est dur, il y a beaucoup de matches. Mardi on retrouve Saint-Etienne, qui est en pleine confiance. Moi je suis content d'avoir marqué, ça m'arrive rarement. D'habitude j'en mets trois par saison, là j'en suis à trois en novembre, c'est bien."

Zlatan Ibrahimovic (attaquant du PSG): "C'est très bien, c'est une victoire importante avec deux buts et deux passes pour moi. Ca fait dix ans que je sens la pression, ce n'est pas à cause de deux défaites que je la sens. C'est surtout moi qui me la mets. Et en équipe, je crois qu'il faut qu'on ait la pression, on est là pour gagner. C'était important d'envoyer un message."

Julien Lamotte