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Premier buteur face à Valenciennes, Ezequiel Lavezzi a dédié son but à son oncle, décédé il y a quelques jours. | MIGUEL MEDINA / AFP

Paris n'en laissera pas une miette

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En ouverture de la 25e journée de L1, les hommes de Laurent Blanc, supérieurs dans tous les compartiments du jeu, se sont aisément imposés face à Valenciennes (3-0). Bien que touché par le décès de son oncle intervenu il y a quelques jours, Lavezzi a été intenable. Les Parisiens ont désormais 8 points d'avance sur leur dauphin monégasque.

Ces derniers temps, le chiffre 8 revêt une dimension sacrée. Il y a précisément deux semaines, le Vicente Calderon, l’arène de l’Atlético Madrid, rendait un hommage sublime à Luis Aragones, qui portait il y a plusieurs décennies la tunique des Colchoneros. Depuis le coup d’envoi jusqu’à la 8e minute de jeu, le public madrilène s’était tû. 8, comme le numéro qu’arborait l’ancien sélectionneur de l’Espagne à l’Atlético.

Ce vendredi soir, à la 8e minute, Ezequiel Lavezzi a levé les yeux vers le ciel. L’ailier argentin du PSG, endeuillé, a dédié son but à son oncle défunt, décédé il y a quelques jours à l’issue d’une fusillade meurtrière.

Sans Penneteau, c’était (encore plus) le naufrage

A cette 8e minute consacrée donc, l’ancien Napolitain, décalé par l’inévitable Ibrahimovic dans la surface valenciennoise, trompe Penneteau du pied droit. 10 minutes plus tard, l’attaquant de l'Albiceleste aurait même pu doubler la mise, s'il n'avait pas trouvé un excellent Penneteau sur sa route. Avant ça, le portier valenciennois avait déjà exécuté une parade somptueuse sur une tête fouettée de Silva.

Complètement asphyxiés, les hommes d’Ariel Jacobs n’ont jamais vraiment existé en première période. Il y a bien cette reprise du droit de Ducourtioux à la 31e qui aurait pu créer la surprise, mais en aucun cas bouleverser le cours de la rencontre, tant les Franciliens prenaient aisément la mesure de leur adversaire en phase offensive.

Lavezzi a ému le Parc

Depuis le retour du vestiaire jusqu'au coup de sifflet final, les Valenciennois ont subi la loi de Parisiens ultra dominateurs. Les partenaires de Grégory Pujol, entré à la place de Melikson blessé au tibia, ont définitivement sombré en l'espace de deux minutes : à la 50e, Zlatan Ibrahimovic, animé par sa nonchalance caractérisée, reprenait un centre raté de Cabaye au point de penalty et trompait Penneteau. Deux minutes plus tard, c'est le malheureux Kagelmacher qui déviait dans ses propres filets un centre tendu de Lavezzi. Lequel sortait sous les vivats du Parc des Princes à la 75e.

C'est un secret de polichinelle : le PSG n'a d'yeux que pour la Ligue de Champions. La mythique compétition européenne, qui reprend ses droits ce mardi obsède l'état-major francilien, et on entrevoyait même chez les joueurs une forme de lassitude au moment de jouer en Ligue 1. Peut-être y en a t-il une ? Mais les hommes de Laurent Blanc, larges vainqueurs de Valenciennes sans vraiment forcer, ont toujours gagné en championnat avant un match de Ligue des Champions. A partir de là, que peut-on leur reprocher ? 

Jean Charbon