Grenier Di Maria
Angel Di Maria et Clément Grenier seront à suivre ce dimanche. | AFP

Paris-Lyon, duel de choc entre l'ancien et le nouveau maître de la Ligue 1

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Lyon se déplace à Paris ce dimanche en conclusion de la 18e journée de Ligue 1. Alors que l’OL connaît un début de championnat plus compliqué (5e avec cinq défaites déjà), le PSG continue son impressionnante marche en avant vers un quatrième titre d’affilée. Une domination qui n’est pas sans rappeler Lyon, club qui a dominé le championnat pendant sept saisons…

D’un côté il y a Paris, plus que jamais leader du championnat, avec 45 points en 17 rencontres. De l’autre, Lyon, cinquième à… 19 points du club parisien. Un écart conséquent à ce stade du championnat, quand on sait que seuls huit points séparaient les deux équipes l’an passé, à l’issue du championnat. Paris domine d’une façon déjà connue en France, grâce à… l’OL, recordman de titres consécutifs (sept, de 2002 à 2008).

Si l’on compare les rendements de ces deux équipes au moment de leur domination, les résultats sont presque les mêmes. Que ce soit au niveau des victoires : lors de sa période faste, Lyon remportait en moyenne 23 matches par saison en championnat*. Paris tourne à 25 victoires de moyenne, et perd donc moins que son prédécesseur. L’écart entre les champions et leurs dauphins au fil des saisons reste ostensiblement le même (neuf points d’avance en moyenne pour Lyon, dix pour Paris).

C’est au niveau de la différence de buts que l’écart se creuse réellement entre le grand Lyon des années 2000 et le Paris actuel. L’OL de Paul Le Guen marquait entre 56 et 74 buts. Le PSG oscille entre 69 et 84, soit une moyenne de 79 buts par saison, contre 65. Il est vrai que le budget du club de la capitale est presque trois fois supérieur à celui de son adversaire rhônalpin (490 millions contre 170).

Mais si cette différence de taille dans le budget se ressent dans le classement, elle est moins prégnante dans le jeu, comme le prouvent ces statistiques. Si Paris est l’équipe de Ligue 1 qui a en moyenne le plus de possession de balle (63%), Lyon n’est pas si loin, avec 59%. La tendance s’inverse même lorsqu’on comptabilise le nombre de tirs effectués depuis le début de saison : 260 pour l’OL, trois de moins pour le PSG. Mais contrairement aux hommes de Laurent Blanc, les Gones trouvent plus difficilement le cadre (85 tirs cadrés seulement, contre 111).

Lyon reste sur une victoire en Ligue des Champions cette semaine (2-0 face à Valence). De quoi redonner le moral aux hommes de Fournier, qui débarquent au Parc des Princes sans Lacazette, absent des terrains jusque janvier 2016, ni Mathieu Valbuena, touché à une cuisse. Pas de quoi décourager l’OL, qui a pour objectif d’infliger à Paris une première défaite en Ligue 1 cette saison, alors que les coéquipiers de Zlatan Ibrahimovic sont les seuls d’Europe à ne pas avoir connu encore le moindre échec en championnat. Les Gones, sept fois champions de France, ont les capacités de faire douter un Paris qualifié pour les 8e de finale de la Ligue des Champions. Un niveau que l’OL avait l’habitude de côtoyer, durant leurs longues années de domination. Mais ça, c’était avant.