André Villas-Boas
André Villas-Boas | CHRISTOPHE SIMON / AFP

OM : Zubizarreta menacé, Villas-Boas jette le doute sur son avenir

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André Villas-Boas sera-t-il l'entraîneur de l'OM la saison prochaine ? Le Portugais a laissé planer le doute sur son avenir, alors que l'arrivée de l'Anglais Paul Aldridge pour gérer les ventes de joueurs fragilise un peu plus la position d'Andoni Zubizarreta.

Ensoleillé par une deuxième place de Ligue 1, le ciel marseillais vient de s'assombrir en une dizaine de minutes. Le temps d'une conférence de presse où André Villas-Boas a exprimé ses doutes sur son avenir et le projet de l'OM. En cause, l'arrivée du Britannique Paul Aldridge dans l'organigramme du club. Une recrue, spécialisée dans les transferts, symbole de la position fragilisée du directeur sportif Andoni Zubizarreta, à l'origine de la venue de Villas-Boas. 

"Je suis venu ici pour la grandeur du club et Zubizarreta"

"C'est à Jacques-Henri d'expliquer cette décision, a indiqué Villas-Boas. Je ne pense pas que ça ait un impact sur le marché anglais. C'est la compétitivité sportive qui met en valeur tes joueurs, pas un agent. Au président de l'expliquer. J'ai appris cette décision avec surprise, mais c'est une question d'organigramme que je ne veux pas trop commenter." Laissé dans le flou, le Portugais s'interroge sur l'impact de cette arrivée. "Si c'est pour aider l'OM à survivre sur l'aspect économique, je comprends, a-t-il jugé. Cette année, l'aspect économique est au-dessus du sportif. Mais pour moi le plus important est de garder mon groupe et d'atteindre les objectifs que je me suis proposé, à savoir la qualification pour la Ligue des champions."

Et de rappeler sa grande amitié avec Zubizarreta, plus que jamais en sursis à l'OM : "Je suis venu ici : un pour la grandeur du club, deux pour Andoni Zubizarreta. J'ai déjà dit que mon futur est intimement lié à son futur. En six mois, nous avons apporté de la stabilité à un des clubs les plus instables au monde, sur l'aspect émotionnel, de la presse, des supporters."

Son avenir reste flou

Villas-Boas n'a pas manqué d'en remettre une couche sur le manque de communication interne de Jacques-Henri Eyraud. "Les seules informations que j'aies, ce sont les déclarations dans L'Equipe, a-t-il raconté, désabusé. Elles ne sont mêmes pas sur notre site. Jacques-Henri ne m'a pas informé de cette décision. Je respecte. Mais si cette décision va contre ce qu'on fait sportivement depuis six mois avec Andoni, je suis à ses côtés." Forcément, ses déclarations ont amené les journalistes présents à l'interroger sur sa présence à la tête de l'OM pour la saison prochaine.

"Je devrais répondre avec franchise mais je ne peux pas, a-t-il reconnu. Il y a d'autres questions auxquelles je dois faire attention maintenant. A la fin, je suis un homme du monde. J'ai quitté mon contrat chinois de 12 millions d'euros par an pour faire le Dakar. J'étais plus proche d'aller à Mexico ou en Argentine qu'à l'OM. Je suis venu à l'OM pour Zubizaretta. Avec ça, tu as une idée de qui je suis. J'apprécie beaucoup la France, j'ai été très bien reçu, tout le monde m'a respecté. Je suis très heureux d'être ici. Pour moi vivre le foot, ce sont vivre des expériences diverses. Elles peuvent être belles, même sans la réussite sportive. Les projets restent des projets de personnes, des relations de confiance, c'est ma façon de vivre.

Villas-Boas s'exprime sur sa passion du Dakar

"Je m'en fous des propositions"

Avec déjà des clubs en tête pour rebondir ? "Je m'en fous des propositions, je m'en fous, assuré Villas-Boas. J'ai des contacts avec d'autres clubs , comme j'en ai toujours eus, mais je m'en fous... J'ai cinq ans pour finir ma carrière d'entraîneur. Quand j'ai démarré à Porto, j'ai dit "Je veux faire 15 ans et après c'est fini." C'est comme ça avec moi. Je m'en fous des propositions, de si le club est plus grand ou plus petit. Moi je m'intéresse à l'aspect sportif mais aussi humain et culturel. J'avais eu des réunions très intéressants avec les Chivas de Guadalajara par exemple, ou Boca Juniors. Rebondir dans un grand club, en Angleterre ou ailleurs, je m'en fous.