OM : Une dizaine de gardes à vue en liens avec le banditisme

OM : Une dizaine de gardes à vue en liens avec le banditisme

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Une dizaine de personnes au total étaient en garde à vue mardi dans le cadre de l'affaire financière visant l'Olympique de Marseille où apparaissent des "liens avec le banditisme", a-t-on appris de sources proches de l'enquête. Le président de l'OM Vincent Labrune, son bras droit Philippe Pérez et deux ex-dirigeants du club de foot marseillais, Jean-Claude Dassier et Pape Diouf, figurent au rang des gardés à vue.

Six autres membres ou ex-membres de l'état-major du club, ainsi que des intermédiaires et agents de joueurs, ont également été arrêtés et sont eux aussi en garde à vue, ont indiqué ces sources, sans autres précisions. Ils devaient tous passer la nuit de mardi à mercredi dans les locaux des enquêteurs. Il s'agit notamment d'examiner des "contentieux" et "transferts effectués ces dernières années", ont dit ces sources, et de présumées "fraudes liées" à ceux-ci.

Des "liens avec le banditisme" ont été établis dans ce dossier qui remonte à plusieurs années et qui fait notamment suite à une information judiciaire ouverte en 2011 pour "extorsion de fonds, blanchiment et association de malfaiteurs". L'ancien directeur sportif de l'OM  José Anigo, désormais recruteur pour le club marseillais sur le continent africain et installé au Maroc, n'avait pas été interpellé mardi mais "doit être aussi entendu" dans cette enquête, ont dit les mêmes sources. 

Présence de commissions et rétro-commissions

Le transfert de l'attaquant vedette André-Pierre Gignac, de Toulouse à Marseille en 2010, est dans le collimateur des enquêteurs. Des perquisitions ont déjà eu lieu au siège de l'OM  il y a quelques mois lors desquelles des documents ont été saisis. Les policiers pensent qu'il y aurait eu, à l'occasion de transferts d'importance, essentiellement des commissions et rétro-commissions "dans lesquelles des membres du milieu apparaissent", ont expliqué les sources proches de l'enquête.

L'enquête est menée et supervisée par la sous-direction de la lutte contre le crime organisé et la délinquance financière (SDCOF) de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) dont différents services et offices ont été mis à contribution.

Vidéo : Retour sur une journée agitée à l'OM 

AFP