Nicolas Nkoulou et Jean-Armel Kana-Biyik
Nicolas Nkoulou et Jean-Armel Kana-Biyik en mauvaise posture | AFP PHOTO / DAMIEN MEYER

OM-Rennes, le match de la peur

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A l'arrêt depuis le début du mois (trois défaites en trois rencontres), le Stade Rennais se déplace à Marseille, samedi (17h00), avec une perspective inquiétante : celle d'être rejoint par Valenciennes, le premier relégable. Celle des Phocéens, qui pourraient poursuivre leur mauvaise passe en s’éloignant des places européennes, n’est pas beaucoup plus rassurante.

Avec un petit point arraché en six rencontres, le bilan cumulé des Rennais et des Marseillais, en mars, est désastreux. Les premiers filent tout droit vers la zone rouge, les seconds lâchent progressivement prise dans la course au podium… et les deux effectifs, en plein doute, se retrouvent ce samedi au Vélodrome pour une rencontre de tous les dangers.

"Ça me touche de voir le club traverser une passe compliquée comme celle-ci, reconnaît le jeune milieu rennais Abdoulaye Traoré. Il y a un climat assez délicat qui règne, car on reste sur trois défaites consécutives. Mais le groupe reste soudé parce qu’on a tous conscience de la situation difficile". Après avoir échoué à tirer des points précieux contre des concurrents directs de bas de tableau (revers contre Guingamp, et surtout contre Valenciennes), les hommes de Philippe Montanier, seizièmes n’ont en effet jamais été aussi proches des relégables (trois points d’avance seulement sur VA, dix-huitième).

"On est vivant, on bouge encore!"

Refusant de céder à la panique, Jean II Makoun assure qu’il ne faut pas "uniquement se focaliser sur ce match (contre l’OM)", mais plus globalement "sur les neuf dernières rencontres qu’il reste à disputer" en Championnat. "Les cartes sont encore entre nos mains", martèle-t-il en refusant d’envisager le scénario catastrophe. Un discours qui ressemble étrangement à celui de José Anigo, dont le groupe a enchaîné deux revers contre le PSG et l’OGC Nice, avant d’être tenu en échec contre Reims.

"Il reste neuf matches, on est vivant, on bouge encore !, a notamment asséné le coach olympien en conférence de presse. On n’est pas hors-jeu, pas hors-concours". Le technicien, qui assure que son groupe n’est "pas résigné", exige toutefois du changement dans le comportement comme dans le jeu. "J’aimerais que mon équipe se lâche, admet-il. On se met une telle pression qu’on se rend fébrile. On calcule alors qu’il faudrait jouer".

Ajaccio, la dernière chance

Les Ajacciens, eux, ne calculent plus depuis bien longtemps. Derniers à 10 points de Sochaux (19e), les Corses pourraient jouer le match de la dernière chance, samedi (20h) face à Valenciennes. Contre les premiers relégables, l’ACA estime, par la voix de son entraîneur Christian Bracconi, que "c’est l’adverse qui (aura) la pression, pas nous". Les Valenciennois pourraient en effet sortir de la zone rouge, à condition qu’Evian-TG (17e) ne l’emporte pas dans le même temps à Toulouse (8e). Match couperet également entre Nantes (15e) et Montpellier (14e), qui ont besoin de points pour se rassurer. Enfin, si Reims (7e) et Bordeaux (9e) ne pensent pas à la relégation, ils rêvent toujours d’Europe et comptent bien faire coup double en s’y projetant tout en faisant tomber un concurrent direct.

Gaétan Scherrer @GaetanScherrer