Maxime Lopez, Dimitri Payet, Julian Draxler, PSG, OM
Les joueurs Maxime Lopez, Dimitri Payet et Julian Draxler | AFP

OM-PSG : Ce qui a changé depuis le premier Classico de la saison et la première de Rudi Garcia

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Quatre mois après le premier Classico de la saison entre l’OM et le PSG, qui coïncidait avec la première de Rudi Garcia sur le banc olympien, qu’est-ce qui a changé pour les deux équipes qui s’affrontent dimanche en clôture de la 27e journée ?

Rudi Garcia a trouvé une équipe

Le joueur de l'OM, Maxime Lopez
Le joueur de l'OM, Maxime Lopez

Pour sa première à la tête de l’OM, Rudi Garcia avait fait dans l’urgence. Au Parc des Princes, en plein cœur du mois d’un automne guère reluisant pour les Phocéens, alors 12e de Ligue 1, il était venu pour ne pas perdre. Il avait relancé Rolando dans l’axe de la défense. L’ancien de Porto, qui n’avait joué que huit minutes avant cette 10e journée, avait réalisé un match de patron. Depuis, le Portugais n’a plus quitté le onze de départ.

Assez rapidement dans l’esprit de Garcia s’est imposé également Maxime Lopez. Le "minot" de l’OM était remplaçant face au PSG et n’était pas entré en jeu. Toujours remplaçant sous Franck Passi (3 entrées en jeu), Lopez a gagné ses galons de titulaire et il est désormais le dépositaire du jeu olympien. Avec Yohann Pelé, William Vainqueur, Florian Thauvin, Maxime Lopez et Bafé Gomis, avant sa blessure, l’ancien entraîneur romain a trouvé sa colonne vertébrale.

Un mercato hivernal qui change tout, surtout à l’OM

Le joueur de l'OM, Dimitri Payet
Le joueur de l'OM, Dimitri Payet

Les ajustements et la patte Garcia sont venus plus tard. Le technicien a eu le temps de travailler les (bons) résultats – l’OM est passé de la 11e place au soir du premier Classico à la 6e place – ont aidé à installer un climat apaisé. L’unique défaite à domicile – face à Monaco (4-1) – lors des 16 dernières rencontres valide ce redressement. C’est donc en confiance que l’OM et ses recrues accueillent ce PSG, qui a également changé de visage après le mercato hivernal. D’un côté, Morgan Sanson, Dimitri Payet, Patrice Evra et Grégory Sertic, de l’autre Julian Draxler, Gonçalo Guedes et Giovanni Lo Celso.

Une tête de gondole (Payet, Draxler) de chaque côté, mais quand Guedes et Lo Celso sont des joueurs de complément, Sanson, Evra et Sertic sont de véritables apports pour Garcia. Les quatre recrues étaient titulaires lors du dernier match de l’OM contre Rennes (victoire 2-0). A Paris, seul Draxler s’est fait une place au soleil avec un impact immédiat. L’Allemand a totalement bousculé l’ordre établi en attaque et il s’est accaparé l’aile gauche. Les deux autres néo-parisiens cirent le banc.

Le PSG a prouvé qu’il était prêt pour les grands rendez-vous

L'attaquant du PSG, Julian Draxler
L'attaquant du PSG, Julian Draxler

Avant son 8e de finale aller de Ligue de champions contre le FC Barcelone, le PSG avait raté la plupart de ses grands rendez-vous de la saison : Monaco (défaite 3-1 et match nul 1-1), Arsenal (deux nuls 1-1, 2-2), OM (match nul 0-0 au Parc des Princes). Il n’y a que l’OL qui a réussi au PSG (victoire 4-1 en Trophée des champions, victoire 2-1 au Parc OL). Mais mardi 14 février, tout a changé. Le PSG a sans doute réalisé ce soir-là sa prestation la plus complète, la plus aboutie, la plus impressionnante de l’ère qatarie.

Quatre buts en surclassant aux quatre coins du terrain, le Barca de la MSN. Si le match d’après a été compliqué face à un TFC regroupé dans ses 30 derniers mètres (0-0), ce choc contre l’OM, face à une équipe qui voudra attaquer et enflammer le Vélodrome, aura le même parfum qu’un match européen.

Benoit Jourdain @BenJourd1