Zlatan Ibrahimovic
Zlatan Ibrahimovic a ouvert le score dès la 2e minute de jeu | REUTERS/Jean-Paul Pelissier

OM-PSG : Bousculé, Paris tient bon et remporte le Classico

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Malmené en première mi-temps par une vaillante équipe marseillaise, le PSG n’a pas tremblé et sort vainqueur du choc de la 25e journée de Ligue 1. Grâce à Zlatan Ibrahimovic et Angel Di Maria, le club de la capitale s’impose au Vélodrome (2-1) et poursuit son cavalier seul en tête du Championnat. Toujours invaincu cette saison, Paris compte désormais 69 points, soit plus du double que le total de l’OM (34), dixième.

"C’est toujours la même chose". A sa sortie du terrain, à dix minutes du coup de sifflet final, Michy Batshuayi est dépité – et il y a de quoi. L’OM a joué crânement sa chance, a mis en difficulté l’intouchable leader du Championnat, a marqué et a bien failli mener… mais décidément, c’est toujours la même chose. Quand le match s’est resserré au retour des vestiaires, Paris n’a eu besoin que d’une grosse opportunité pour faire la différence et quitter le Vélodrome avec trois nouveaux points en poche. Leur 12e victoire en 14 déplacements cette saison, ce qui permet aux hommes de Laurent Blanc d’égaler déjà le record du genre en L1…

Le film du match : Une superbe première mi-temps

Tout débute à merveille pour le PSG, qui ouvre le score après deux minutes de jeu : Maxwell déborde sur le flanc gauche et délivre un joli centre au deuxième poteau, que parvient à reprendre Zlatan Ibrahimovic (1-0, 2e). Dans la foulée, Angel Di Maria se retrouve seul face à Mandanda, mais croise à peine trop sa frappe qui lèche le poteau marseillais (10e). Sans doute, déjà, l’un des tournants du match. Car l’entame parfaite du PSG laisse place à un gros temps fort olympien : Cabella (16e) et Dja Djedje (21e) tentent leur chance de loin mais butent à chaque fois sur Kevin Trapp, puis Barrada hérite d’un ballon en pleine surface, seul devant le point de penalty… mais envoie le cuir dans les tribunes (22e).

Incapable de mettre le pied sur le ballon, le PSG recule… et le paye cash. Cabella part de loin, s’enfonce dans la défense parisienne, efface Motta et décoche une frappe à ras de terre que Trapp, pas exempt de tout reproche, ne peut qu’effleurer (1-1, 25e). L’égalisation, logique, embrase les 63 000 spectateurs du Vélodrome. Lucas est sur le point refroidir les ardeurs marseillaises, mais ne trouve pas le cadre (32e) dans une position similaire à Di Maria vingt minutes plus tôt. Visiblement requinqués par leur égalisation, les Marseillais continuent de partir à l’assaut du but parisien avant la pause, et il faut que Maxwell repousse sur la ligne la tentative de Batshuayi, sur corner (40e), pour que le score ne bouge plus en première période.

Le but de la victoire, signé Angel Di Maria
Le but de la victoire, signé Angel Di Maria

55 points sur 57 possibles

A ces 45 premières minutes enlevées et spectaculaires succède une deuxième mi-temps moins rythmée, plus pauvre en occasions et où les deux formations se montrent plus réticentes à se projeter vers l’avant. L’OM semble tout particulièrement chercher un second souffle. Une première alerte survient à l’heure de jeu, mais ‘Zlatan’ manque complètement sa reprise (60e). La seconde est la bonne : dans la surface, l’enchaînement crochet - frappe à ras de terre d’Angel Di Maria crucifie Mandanda (71e). L’OM, malgré un excellent Lassana Diara et malgré une ultime opportunité de Nkoudou (89e), ne s’en relèvera pas. Il sort vaincu, mais sous les applaudissements du Vélodrome. 

Avec cette quinzième victoire d’affilée toutes compétitions confondues, le PSG a désormais remporté 55 points sur 57 possibles lors des 19 dernières journées de Championnat. Même un nul face au leader tient désormais de l'exploit... Le club de la capitale conserve 24 longueurs d’avance sur son dauphin monégasque et se dirige vers son 8e de finale de Ligue des champions contre Chelsea, dans dix jours, sur une dynamique exceptionnelle.