Alexandre Laczette et Béfétimbi Gomis
Alexandre Laczette et Béfétimbi Gomis | AFP / DR

OM-OL, les Olympiques inconstants

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Marseille, battu par Metz vendredi, et Lyon dominé par Saint-Etienne dimanche dans le derby, chercheront à rebondir lors de la 24e journée de Ligue 1 respectivement face à Guingamp et Nancy. Si inconstants, les deux Olympiques sont à la poursuite de leurs ambitions, à savoir le top 5 pour les Marseillais et le podium pour les Gones.

Après la victoire face à l'OM au Parc OL Bruno Genesio déclarait ceci : "On ne doit s'intéresser qu'à nous pour tenir notre objectif de fin de saison qui est le podium" juste après avoir souligné le fait que Paris et Monaco avaient gagné. Passons sur l'incohérence de la phrase et concentrons-nous sur l'objectif : le podium. Sur le plan purement mathématique, Lyon est repoussé à douze points de celui-ci avec un match en moins. 

De son côté, Rudi Garcia est moins optimiste et répète à l'envi que ce n'est que le top 5 que l'Olympique de Marseille vise. Passons sur le manque d'ambition alors que Sanson, Evra, Payet et Sertic ont rejoint la Canebière en janvier, et intéressons-nous aux adversaires de l'OM pour ce fameux top 5 : Lyon (+ 4 points et un match en moins par rapport à l'OM), Saint-Etienne (+3 points), Bordeaux (à égalité), Rennes (- 2 points) et Guingamp (- 2 points). Cela tombe bien, ce sont les Guingampais qui se déplacement au Vélodrome ce mercredi soir (21 heures).

Un mois de janvier catastrophique

Les deux formations ont en commun d'avoir préparé les fêtes de fin 2016 dans le plus grand sérieux. Ainsi, l'OL a glané trois victoires en Ligue 1 en décembre quand l'OM enchaînait quatre succès. Le début d'un renouveau ? Le mois de janvier et ses fraîches températures ont refroidit l'ambiance. Certes les deux clubs ont remporté de probantes victoires l'un contre l'autre (en L1 pour Lyon, en Coupe de France pour Marseille) mais pour le reste, c'est la soupe à la grimace.  Les Phocéens ont été facilement battus par Lyon donc et Monaco mais Metz aussi s'est permis de prendre les trois points vendredi dernier. A Lyon, les revers contre Caen, Lille et Saint-Etienne laissent à Nice un confortable matelas d'avance alors que les Aiglons volent plus bas depuis quelques semaines.

Constance ?

Comment expliquer ces trajectoires sinusoïdales ? Pour Marseille, on pourra toujours avancer que l'intégration des recrues ne se fera pas en trois semaines. Difficile cependant d'expliquer une défaite chez le 19e de Ligue 1 par un effectif pas assez rôdé. Du côté de Lyon, les supporteurs pointent souvent le manque de cohérence des différentes compositions de l'entraîneur, Bruno Genesio. Au milieu, on pointera l'utilisation parcimonieuse de Darder et devant la difficulté de comprendre le cas Valbuena, brillant à droite puis exilé à gauche pour intégrer la très chère recrue, Memphis Depay. Alors que peuvent espérer les Olympiques jusqu'à la fin de la saison ? Une place européenne mais rien de plus. Et pour cela, il faudra finir dans les cinq premiers de la Ligue 1, la 5e place deviendra automatiquement européenne puisque le PSG et Monaco s'affrontent en finale de Coupe de Ligue 1. La viabilité du projet McCourt passera inévitablement par une participation européenne la saison prochaine et Jean-Michel Aulas vivrait très mal le fait que le Parc OL ne connaisse pas les joutes européennes. Si pour Lyon il faudrait une véritable dégingrolade pour rater le top 5, à Marseille, c'est loin d'être acquis.