Les Olympiens, tout à leur joie après le succès devant Nice
Les Olympiens, tout à leur joie après le succès devant Nice | BORIS HORVAT / AFP

OM, du jeu et des promesses

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Un succès sur Nice, une cinquième place au classement et un statut provisoire d'européen pour la saison prochaine, l'Olympique de Marseille a réussi sa soirée dimanche soir au Vélodrome. Une soirée qui en appelle d'autres.

Et si l’Olympique de Marseille avait connu dimanche soir, dans un Vélodrome en fusion, le premier jour du reste de sa nouvelle vie avec Frank McCourt aux manettes ? Patrice Evra a, pour une fois, eu les mots justes au micro de Canal + après la rencontre en avouant que souvent les Olympiens avaient "rempli le Vélodrome" mais que trop souvent aussi, ils l’avaient "déçu". En battant Nice dans un match enlevé et de très haut niveau, l’OM a réussi un exploit. Celui d’infliger une troisième défaite à des Aiglons qui n’avaient chuté qu’à deux reprises en 36 sorties. Celui aussi d’enfin ressembler à une équipe de haut niveau quand parfois ses individualités peinaient à trouver le liant qui fait le sel des bons résultats. Ce succès devant Nice est d’ailleurs le neuvième match de suite sans défaite de l’OM en Ligue 1 cette saison, record évidemment.

Garcia et Zubizarreta savent

Dans un Vélodrome qui n’aime que ces grandes soirées au parfum européen, les Olympiens ont pris rendez-vous pour l’avenir. Et qu’importe que tout n’ait pas été parfait, que la défense centrale Fanni-Rolando a montré des signes de faiblesse, que le jeune Maxime Lopez a alterné le bon, une passe décisive, et le moins bon, de nombreuses pertes de balles, Rudi Garcia depuis le bord de touche et Andoni Zubizarreta depuis les tribunes, ont ainsi pu confirmer leurs intuitions en matière de recrutement. Oui, il faudra reconstruire une défense, peut-être même en intégralité tant Patrice Evra a souffert en première période avant de renaître de ses cendres en seconde jusqu’à offrir la victoire aux siens. Oui, les dossiers Vainqueur et Gomis seront primordiaux. On ne peut imaginer les dirigeants phocéens se passer de l’abattage, de l’expérience et de la sérénité d’un Vainqueur pour les années à venir. Pour cela il faudra se mettre d’accord avec la Roma qui a prêté son milieu de terrain sans option d’achat. Pour l’attaquant, auteur de son 18e but cette saison qui répétait à l’envi qu’un joueur à 20 buts sur une saison ne pouvait être une doublure la suivante, le dossier sera plus sensible. Ses émoluments, son possible refus d’évoluer en tant que doublure, sont deux obstacles à prendre en compte. Son expérience et sa saison parleront pour lui.

Thauvin-Payet, l'avenir s'écrit avec eux

En ce qui concerne l’animation offensive, l’état-major olympien n’a en tout cas pas beaucoup de souci à se faire. Sortie prématurément dimanche soir, Florian Thauvin n’en est pas moins l’homme de 2017 pour l’OM. Sa forme étincelante a tapé dans l’œil de Didier Deschamps qui l’a convoqué il y a peu en équipe de France. Son pendant dans l’attaque de l’OM, acheté 30 millions d’euros cet hiver, a peiné à justifier ce montant lors de ses premières sorties. Vous avez reconnu Dimitri Payet, celui qui a offert une passe décisive à Gomis face à Nice avant de lancer Lopez dans la surface pour le deuxième but marseillais. Dimanche soir, l’ancien de West Ham a occupé le poste qui doit être le sien, celui de fer de lance d’un club à la devise si symbolique.

Reste aux hommes de Rudi Garcia, qui lui aussi peut savourer son premier succès flamboyant à la tête de l’OM, de ne pas gâcher la récolte de dimanche soir. Dans la besace olympienne donc, une communion avec le public, un élan collectif et une cinquième place (qualificative pour l’Europe sans attendre une possible victoire du PSG en Coupe de France face à Angers) juste devant Bordeaux. Les Girondins, le prochain adversaire de l’OM en championnat. Sur l’Estuaire de la Gironde, les Phocéens restent en rade depuis 40 ans. Un succès aurait le double avantage de qualifier définitivement l’OM pour l’Europe et de lui permettre de regarder vers l’avant.