Mendy et Imbula.
Mendy et Imbula. | PHILIPPE LAURENSON / BLUEPIX / DPPI MEDIA

OM-ASSE : Marseille retrouve le sourire

Publié le , modifié le

Au terme d'un match plaisant et intense, Marseille s'impose contre Saint-Etienne et rejoint Monaco en tête de la Ligue 1 (2-1), en match avancé de la 7e journée. Si les jeunes recrues phocéennes Imbula et Mendy ont été "énormes" ce soir, l'OM a su également exploiter les errements de la défense stéphanoise.

Trois jours après le "Ca$hico", qui voyait s’opposer les Parisiens et Monégasques, la Ligue 1 reprenait ses droits ce mercredi soir avec un choc historique. On le sait, Marseillais et Stéphanois ne s’appuient pas sur une puissance financière illimitée. Cette infériorité "économique" n’a pourtant pas raison de leurs ambitions : secrètement ou non, Marseille et Saint-Etienne visent le podium. Alors, comment lutter ? Cet été, Marseille a misé sur des jeunes talentueux, internationaux "espoir" pour la plupart (Imbula, Mendy, Thauvin Lemina). Avec raison.

ASSE : une défense "courant d’air"

Dès le coup d’envoi, on comprend ainsi que ce choc opposant Marseille à Sainté offrira aux amoureux de la Ligue 1 un spectacle autrement plus captivant que le PSG-Monaco de dimanche dernier. La faute, entre autres, aux flottements incessants qui guident les courses hasardeuses des défenseurs stéphanois. Marseille attaque le match pied-au-plancher. Sur l’un de ses premiers ballons, Benjamin Mendy, l’ancien latéral gauche du Havre, accélère, prend de vitesse François Clerc, et adresse une merveille de centre fuyant que Jordan Ayew ne parvient à reprendre.

Action similaire quelques minutes plus tard, quand Goulham expédie un centre tendu devant le centre de Mandanda, mais à l’instar de son homologue marseillais, Erding est trop court. Et puis l’OM accélère. Lancé sur le couloir droit, Valbuena renverse le jeu et trouve Benjamin Mendy, énorme tout au long du match, à l’entrée de la surface, étonnement seul. Le latéral phocéen ouvre son pied, et effectue une reprise lobée du droit un peu hasardeuse. Peu importe : Ruffier est trompé, et le Vélodrome explose (23e 1-0).

Malheureusement pour les Ligériens, le temps fort marseillais n’est pas terminé. Gianelli Imbula, au four et au moulin depuis le coup d’envoi et impressionnant ce soir, est à la reprise d’un centre de Fanni. Ruffier, masqué par son défenseur, est pris à contre-pied. 2-0 pour Marseille (27e). 

Puis, Saint-Etienne s’énerve. Lancé sur le côté gauche, Mollo prend de vitesse les défenseurs marseillais, mais gamberge trop. Résultat : il s’emmêle "les pinceaux" et expédie un centre à l’emporte pièce. Les Verts confirment leur bonne période, et lorsque Romao touche le ballon de la main dans la surface marseillaise, Enjimi sévit. Goulham transforme le penalty et Sainté sourit.

Marseille souffre jusqu'au bout

Au retour des vestiaires, la rencontre baisse clairement en intensité. Valbuena se montre toujours aussi précieux dans la conservation du ballon, mais les attaquants marseillais ne se trouvent plus comme en première période. Sans doute parce que la défense stéphanoise a compris la nécessité de serrer la vis. Les Ligériens poussent, les remparts marseillais souffrent. Les corners s'enchaînent, mais Mandanda rassure. A la 67e, André Ayew auteur d'un vilain tacle sur Mollo, frôle l'expulsion.

Les Marseillais sont moins sereins et auraient pu écoper d'un nouveau penalty quand Fanni détourne un centre de la main. Mais l'arbitre de la rencontre, Said Enjimi ne bronche pas. L'OM est toujours asphyxié, Goulham se montre toujours aussi incisif lorsqu'il centre, mais personne n'est jamais à la retombée du ballon. Mine de rien, Steve Mandanda n'a pas beaucoup de travail à faire. A la 92e, André Ayew expédie une lourde frappe en direction de la lucarne de Stéphane Ruffier, mais l'ancien Monégasque a la main ferme. Peu importe. Après 5 matches sans victoire, 7h53 sans marquer de buts dans le jeu, Marseille gagne enfin... et retrouve le sourire. 

Jean Charbon