Lassana Diarra épanoui OM-OL 2015
Le milieu de terrain de l'OM, Lassana Diarra, taulier de service. | PHILIPPE LAURENSON / BLUEPIX / DPPI media

Olympique de Marseille : "Il n'y a pas de hasard" pour Lassana Diarra

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"Il n'y a pas de hasard", c'est le travail qui a ramené Lassana Diarra en équipe de France, a raconté le milieu de l'Olympique de Marseille avant le "Clasico" dimanche, évoquant sa "fierté", car 15 mois sans jouer, "ce fut long".

Qu'avez-vous ressenti en apprenant votre convocation en équipe de France ?
Lassana Diarra : "C'est une fierté pour moi, je suis très content, ce fut long. L'équipe de France ça passe par de bonnes performances en club, il fallait d'abord retrouver le plaisir, les sensations, c'est en cours, et le meilleur est à venir. Par rapport à l'équipe de France, j'avais un sentiment d'inachevé. Là je suis content, je revis, je rejoue au foot...."
   
Avez-vous douté ?
L.D. : "Dans cette période, oui, j'ai eu des doutes. En 15 mois, on a le temps de se refaire le film. Il y a eu trois étapes : on m'a privé de mon droit de  travailler, après le footballeur a bossé comme un malade pour garder la forme, et puis il y a moi, l'homme. Je suis passé par plusieurs étapes, je me suis rappelé les bons moments, ce que j'ai fait de bien, c'est ça qui m'a maintenu."

   
Avec le recul, regrettez-vous d'avoir reproché à Deschamps de ne pas vous sélectionner et d'avoir annoncé votre retraite internationale en mars 2013 ?
L.D. : "Plein de choses ont été dites, je les assume, elles font partie de moi. J'ai eu le temps de réfléchir, maintenant je vais de l'avant, ce qui s'est passé va rester, mais aujourd'hui ce n'est pas important."
   
Qu'avez-vous fait pendant quinze mois ?
L.D. : "Ce n'étaient pas des vacances! Il n'y a pas de hasard, j'ai travaillé, avec des personnes qui me connaissent depuis que j'ai commencé, dans des clubs qui m'ont accueilli (West Ham, Inter Milan). J'avais ma famille autour de moi, ce n'était pas facile, mais j'ai toujours cru que j'allais revenir."
   
Vous n'avez pas peur du contre-coup physique qui finit par frapper les  joueurs de retour ?
L.D. : "On sait qu'après une longue inactivité le coup de mou est possible, c'est pour ça qu'hier (jeudi) je n'ai pas joué (en Europa League)."
   
L'OM n'est pas en grande forme avant d'aller à Paris...
L.D. : "C'est une période compliquée, pour nous aussi les joueurs. Mais ce  groupe regorge de qualités, quand la mayonnaise va prendre ça va faire mal."
   
Que représente le Clasico pour vous ?
L.D. : "Trois points (sourire). Cela ne va pas être facile, c'est vrai qu'entre eux et nous il y a un fossé, mais ça reste un match de foot, on va se battre."
   
Ce match ne tombe-t-il pas à un mauvais moment ?
L.D. : "Au contraire, c'est peut-être bien qu'on joue contre le PSG."
   
Est-ce que votre expérience, par exemple la drépanocytose qui vous a privé du Mondial-2010, peut vous aider à apprendre à vos jeunes coéquipiers à  profiter du moment présent ?
L.D. : "Je ne sais pas si je peux les motiver à travers la drépanocytose (éclats de rire), mais avec les anciens, comme Steve (Mandanda), on l'a dit au groupe: il ne faut rien changer. Avant le match c'est pas le match, et après le match c'est plus le match."
   
Vous venez devant la presse pour la première fois, allez-vous passer en  zone mixte désormais ?
L.D. : "Je n'ai pas souhaité m'exprimer avant, je pense que tout le monde a  compris pourquoi, j'ai préféré travailler. J'étais un peu brouillé, mais j'ai acheté le décodeur, ça va aller, on va bien s'entendre ! En me voyant on se dit : "Il est heureux, il se prend moins la tête." Je pense que les gens peuvent le ressentir."

AFP