Le président de l'OM Jacques-Henri Eyraud
Le président de l'OM Jacques-Henri Eyraud | Boris HORVAT / AFP

Olympique de Marseille : Départ de Zubizarreta, avenir de Villas-Boas et rumeur de vente... Jacques-Henri Eyraud fait le point

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Invité sur RMC, Jacques-Henri Eyraud a tenté d'éteindre la crise qui embrase l'Olympique de Marseille depuis le départ de son directeur sportif Andoni Zubizarreta. Le président de l'OM a répété son attachement à André Villas-Boas, pressenti sur le départ, et expliqué que le club entrait dans une nouvelle phase où la vente de joueurs sera central. Tout en démentissent les rumeurs de vente.

Depuis l'annonce du départ d'Andoni Zubizarreta, Marseille est en feu. Plus que le directeur sportif espagnol, les supporters marseillais craignent de voir l'entraîneur Andre Villas-Boas lui aussi quitter le navire. Surtout, les Marseillais redoutent que cela traduise une baisse des ambitions du club. Alors le président Jacques-Henri Eyraud est venu jouer les pompiers de service sur RMC, mais sans vraiment éteindre l'incendie.

"Muscler l'organisation"

“C’est un moment effectivement fort, pour moi à titre personnel. Andoni, c’est moi qui l’ai recruté. Ça a été mon compère, mon partenaire. Il était toujours assis à côté de moi lors des matches. On a accumulé des souvenirs et des moments forts en presque 4 ans, c’est un long bail", a d'abord assuré le président de l'OM. Après avoir vanté le travail de "Zubi", Eyraud a expliqué les circonstances de son départ. 

"On a bouclé ensemble la phase 1 de notre projet, une phase de reconstruction, de refondation. Maintenant on entre dans une deuxième phase. (...) J’ai voulu muscler l’organisation, et je vais continuer à le faire. Je l’ai prévenu dès l’automne que je recruterai un directeur général du football. On a décidé d’un commun accord que nos chemins s’éloigneraient" a raconté le président de l'OM, précisant que cette personne n'était pas encore recrutée.

"Il fallait faire un certains nombre de changements, et on continuera dans d’autres domaines. C’est vrai que dans mon esprit Andoni pouvait tout à fait décider de rester de travailler avec cette personne. J’aurai apprécié qu’il reste", a poursuivi Eyraud, jetant au passage le doute sur l'avenir d'Andre Villas-Boas. Mais JHE a martelé son attachement à l'entraîneur portugais, qui avait lié son destin à celui de Zubizarrtea.

La pression mise sur Villas-Boas

"Andre est le coach de l’OM et j’espère qu’il le sera pour de nombreuses années", a assuré Eyraud au micro de RMC. Il a poursuivi ainsi : "Mon souhait et je lui ai dit, c’est que ce projet repose en bonne part sur Andre, parce qu’il a fait un job extraordinaire. Je l’ai entendu évoquer un doute fort sur sa capacité à vouloir continuer sans Andoni au sein du club. Ce sera sa responsabilité, sa décision. Je respecte les décisions. Si André met au dessus du projet sportif, du club, de son lien avec les supporters, sa relation avec Zubi, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?”.

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Des propos qui mettent - involontairement ? - la pression sur l'entraîneur portugais, reparti à Porto. Face à la crise qui couve, Eyraud a tenté de calmer le jeu : "Personne n’est supérieur à l’institution OM, ni un coach, ni un DS, ni un président. Cette institution nous dépasse et a vécu des crises plus profondes". 

"Ce ne sont pas les soldes à l'Olympique de Marseille"

Après avoir évoqué la nouvelle phase dans laquelle entre le club, Jacques-Henri Eyraud a tenu à rassurer les supporters : "Ce ne sont pas les soldes à l'Olympique de Marseille. On ne va pas vendre tout le monde". Le président marseillais s'est également montré confiant pour la participation à la prochaine Ligue des champions, en dépit du fair play financier qui doit sanctionner l'OM dans les prochaines semaines.

Enfin, Jacques-Henri Eyraud a tenu à démentir une nouvelle fois la rumeur de vente du club : "Je ne sais pas combien de fois je l’ai démentie. Entre ceux qui rêvent la nuit qu’on ne soit plus dans le paysage, et ceux qui ont des intérêts à véhiculer ces infos... Je le dis avec grand plaisir : c’est n’importe quoi. Ce sont des fake news. Le club n'est pas à vendre !” Voilà les supporters marseillais rassurés... Ou pas. 

Adrien Hemard @AdrienHemard