Le choc entre les olympiques
Le défenseur lyonnais Mapou Yanga-Mbiwa à la lutte avec l'attaquant de l'OM Michy Batshuayi | AFP - PHILIPPE DESMAZES

OL-OM, un Olympico relevé mais sans vainqueur

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En cloture de la 22e journée de Ligue 1, l'affrontement entre l'Olympique Lyonnais et l'Olympique de Marseille a fini sur un match nul très enlevé (1-1). Déjà dangereux en première période notamment sur des contres rapides, les joueurs de Michel ont fait preuve d'un énorme réalisme pour ouvrir le score grâce à Cabella, alors que les coéquipiers de Lacazette se faisaient de plus en plus pressants sur le but de Mandanda, héroïque durant la 2e période. Il a néanmoins craqué sur coup franc et une reprise de Tolisso (79e). L'OM et l'OL comptent toujours le même nombre de points, respectivement en 8e et 9e position.

Qu'il semble loin le match aller au Vélodrome et cette ambiance délétère, ces gestes dangereux sur le terrain et les comportements déplacés en-dehors. Certes, certains supporteurs lyonnais se sont illustrés en jonchant la surface de réparation de Mandanda de grosses boulettes, provoquant une courte interruption du match à la 47e minute, le temps que le gardien international fasse le ménage. Mais dans le jeu, la partie a franchement affiché un beau visage. L'opposition de style était flagrante. D'un côté, Lyon et son jeu posé. De l'autre, Marseille et ses contre-attaques fulgurantes, avec notamment Nkoudou et Dja Djédjé sur les côtés. 

Et à ce jeu, les hommes de Michel se montraient les premiers dangereux, avec cette belle tête de Rolando, repoussé de la poitrine par Darder, bien placé au poteau (6e), puis un tir en angle fermé de Nkoudou, avec une bonne parade de Lopes à la clé (17e). A la sortie du premier quart-d'heure, Lyon montrait ses crocs avec Lacazette, qui gagnait son face à face à avec Mandanda, qui le ralentissait en touchant le ballon, permettant le retour de Rolando (20e). Dans la foulée, sur la continuité de l'action, Batshuayi tirait du gauche, et c'est le poteau de Lopes qui repoussait sa frappe. Puis, c'est Ghezzal qui, d'un crochet, s'ouvrait le chemin du but, mais son tir du gauche était repoussé des deux poings par le portier marseillais (35e). Et juste avant la pause, Morel, en contre-attaque, adressait un tir en angle fermé, à côté du but (45e).

Un coup franc qui change tout

Au retour des vestiaires, la pression des hommes de Genesio s'accentuait. Un une-deux entre Valbuena et Lacazette dans la surface était ruinée par une faute technique de l'attaquant (47e). Cinq minutes après, Jérémy Morel était averti pour un tacle très dangereux sur Sarr. Ensuite, Darder adressait une frappe tendue, boxée des poings par Mandanda, de plus en plus sollicité (58e). Il réalisait même l'arrêt du match, sur un enchaînement contreôle poitrine-reprise de Valbuena (63e). Sur le corner, Lacazette, à la lutte avec Dja Djédjé, tentait de reprendre acrobatiquement le ballon, et était à deux doigts de prendre le gardien à contre-pied, mais ce dernier se saisissait du ballon sur sa ligne. Et juste après, sur une superbe remise en retrait de Batshuayi pour Cabella qui frappait sans contrôle et trompait Lopes (64e, 1-0). Le coup semblait parfait pour les Marseillais. Mais à la 78e minute, l'arbitre sifflait un coup franc à 40m, pour une main qui n'existait pas de Manquillo. La conséquence directe était une frappe parfaitement dosée de Valbuena pour un Tolisso, entré un peu avant et étrangement seul au deuxième poteau, qui venait égaliser (79e, 1-1).

Lyon s'enhardissait, mais la reprise de Kalulu n'était pas cadrée (80e). Zambo Anguissa tentait bien un retourné acrobatique, mais il était capté par Lopes de l'autre côté du terrain (87e). Et Mandanda sauvait par deux fois la barraque avec une parade extraordinaire sur une reprise non moins superbe de Lacazette (88e), avant de dévier un centre tendu de Jallet juste après. Comme lors du match aller, les deux équipes font match nul, et restent collées également au classement de la Ligue 1, avec désormais 30 points. Cela les mets à neuf longueurs de la deuxième place occupée par Monaco. Lyon n'a pris que 4 points sur les 18 possibles lors des six dernières journées de championnat. A l'opposé, Marseille en a pris 8 sur la même période.

Déclarations : 

Jean-Michel Aulas (président de Lyon):  "On a vu un match comme on les voyait jusqu'à présent à l'étranger, dans un  grand stade, avec deux équipes qui avaient envie de gagner, qui étaient  organisées pour marquer des buts. On aurait, je pense, pu espérer un petit peu  mieux, en ce moment on joue bien, on se crée des occasions mais on se fait  prendre en contre, parce qu'on joue le jeu. Sans un Mandanda exceptionnel, on  aurait pu l'emporter. Je félicite Bruno (Genesio, l'entraîneur) pour avoir  reconstruit une équipe qui a de l'envie. Quand il y a ce genre de dynamique, la  malchance ne peut pas durer."

Michy Batshuayi (BEL/attaquant de  Marseille): "Malheureusement, on encaisse un but à la fin c'est triste, mais  ils ont dominé une grosse partie du match. C'était un très bon match, mais cela  n'aurait pas dû se terminer par un nul, j'ai entendu que mon but n'était pas  hors-jeu, c'est triste, il y a quand même plusieurs arbitres sur le terrain. Et  ce n'est pas la première fois, l'an dernier aussi il s'était passé la même  chose. On a bien compensé l'absence de Lass Diarra. Sur ma passe décisive, j'ai  vu qu'il était mieux placé que moi et je lui ai remis à une touche. Le carton  jaune, je savais que c'était mon troisième (en dix matches, synonyme de  suspension, ndlr), je l'ai dit à l'arbitre. Mais ça va me faire du bien aussi  de souffler (rires, il sera suspendu contre Montpellier le 2 février, ndlr)."